Tout laisse croire qu’une résidente de Magog devra purger une peine d’emprisonnement parce qu’elle n’a pas payé la licence qui lui aurait permis de posséder un chat.

La prison pour la licence impayée de son chat

Tout laisse croire qu’une résidente de Magog, Valérie Beauregard, devra purger une peine d’emprisonnement parce qu’elle n’a pas payé la licence qui lui aurait permis de posséder un chat.

Selon les informations obtenues auprès de la Ville de Magog, Mme Beauregard séjournera durant une quinzaine de jours en prison. Cette sentence lui a été imposée par la cour municipale locale.

« L’histoire remonte à 2009, indique la coordonnatrice des communications de la Ville de Magog, Claudia Fortin. À l’époque, cette dame n’a pas acquitté les frais pour la licence de son chat. Plusieurs rappels sont faits dans ce genre de cas. Mais elle n’a pas fait le paiement demandé et une amende de 75 $ lui a été remise à cette époque. »

Précisant que le contrôle des chats à Magog relève de la Société protectrice des animaux de l’Estrie, Mme Fortin affirme que de multiples tentatives d’entrer en contact avec Valérie Beauregard ont été effectuées depuis 2009. Elle ne se serait cependant jamais manifestée.

Avec les années, le coût de l’amende a augmenté, de sorte qu’on lui réclame une somme de 650 $ aujourd’hui. Des biens auraient pu être saisis chez elle pour effacer la somme due, mais ses avoirs personnels n’ont pas permis ce type de règlement. Elle n’aurait par surcroît pas donné suite à une proposition de réaliser des travaux compensatoires.

« On est très collaborateur dans de tels cas. D’ailleurs, personne n’est heureux de la façon dont les choses ont évolué », assure Claudia Fortin, en notant qu’une entente de dernière minute reste possible.

La Tribune a contacté Valérie Beauregard, mais celle-ci n’a pas accepté de commenter sa situation, arguant avoir déjà essuyé les reproches de plusieurs internautes. Elle a néanmoins lancé une campagne de financement sur le site www.onedollargift.com.