La population de la MRC de Memphrémagog a encore des progrès à faire pour composter ses résidus de table.

La population de la MRC de Memphrémagog fait trop peu de compost

Il n’est pas facile de convaincre l’ensemble de la population de l’importance de composter. Voilà une des principales conclusions à laquelle on arrive en prenant connaissance de la plus récente étude de caractérisation des déchets résidentiels conduite par la MRC de Memphrémagog.

L’étude a été réalisée en 2018. Elle a permis d’établir de façon relativement précise ce que contiennent les poubelles des citoyens de la MRC. Au total, sept tonnes de résidus provenant de neuf municipalités différentes ont été examinées. L’échantillonnage s’est effectué au printemps et à l’automne.

Une des données les plus marquantes obtenues, à la fin de la collecte de données, concerne les matières compostables. On conclut ainsi que 39 pour cent du contenu des bacs à déchets pourrait être composté plutôt qu’envoyé au site d’enfouissement.

Globalement, la quantité de « vrais déchets » a par contre augmenté, toutes proportions gardées. En effet, les résidus ayant vraiment leur place dans les bacs à déchets constituent 24 pour cent de toutes les matières répertoriées, pour un bond de deux points comparativement à la situation qui existait cinq ans auparavant.

Les matières recyclables représentent pour leur part 16 pour cent du contenu total des bacs à déchets résidentiels, une donnée qui peut paraître étonnante puisque le recyclage est intensément promu depuis des années.

Par ailleurs, la quantité de résidus domestiques dangereux et de matériel électronique est faible. Cela est une bonne nouvelle pour la MRC, qui rappelle d’ailleurs leurs effets néfastes sur l’environnement et la santé.

« Quand on se compare, on constate que nos taux de récupération sont plus élevés que la moyenne québécoise. Mais je m’attendais à de plus grands progrès, puisque les citoyens ont accès à une foule de sources d’information et une variété de services de récupération », souligne Lisette Maillé, mairesse d’Austin et présidente du comité consultatif en développement durable de la MRC.

L’étude de caractérisation conduite était prévue dans le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) de la MRC. Ses résultats orienteront le prochain PGMR, qui sera adopté durant l’année 2019. « Une fois que nous savons ce que les citoyens mettent dans les poubelles, nous pouvons organiser des efforts de sensibilisation plus ciblés, adapter les services nécessaires et moduler les collectes », indique Mme Maillé.

Il est possible de consulter une synthèse de l’étude de caractérisation réalisée sur le site de la MRC de Memphrémagog, disponible au www.mrcmemphremagog.com.