Les jeunes Frédérique Beaudin, Rosalie Carle et Alexane Beaudin se baignaient dans le lac Stukely, jeudi, sous la supervision des parents

La plage Stukely a dû être fermée

La population s’est vu interdire l’accès à la plage du lac Stukely, jeudi, en raison d’une contamination bactérienne élevée. Les eaux ne respectaient pas les normes de qualité, selon le test effectué mercredi. Pour le Parc national du Mont-Orford, il s’agit d’une première fermeture de plage pour ce type de raison.

« Ça nous a vraiment pris par surprise, confie la directrice du parc Brigitte Marchand, c’est en fin de journée qu’on a su la cote et qu’on devait fermer la plage. »

Un autre test a été effectué jeudi matin très tôt, la nouvelle cote de qualité devrait être connue vendredi midi. Mme Marchand est confiante d’un résultat positif. « On souhaite pouvoir rouvrir pour le weekend, surtout avec la canicule... ça tombe mal », explique-t-elle.

C’est le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) qui effectue et analysent les tests d’eaux. Les raisons de cette contamination bactérienne ne sont pas encore connues.

La Sépaq a entamé des recherches pour trouver la cause de l’épisode de non-conformité, souligne le relationniste Simon Boivin.

Pour la durée de l’interdiction, le parc a rendu l’accès gratuit au secteur du lac Fraser pour tous les campeurs du site de Stukely. « Ils sont obligés de se déplacer, mais ils ont tous les autres avantages », explique la directrice du parc.

Insensibles à l’interdiction

Plusieurs visiteurs du parc sont restés insensibles à l’avis d’interdiction de baignade. Ils profitaient quand même de la plage, beaucoup plus vide qu’à l’habitude. Les employés n’empêchaient pas les visiteurs de se baigner, ils devaient seulement le faire en dehors des zones de plage surveillées, à leurs risques.

« Il ne faut pas s’énerver avec ça. Ils disent que ça devrait ouvrir demain et on s’est baigné toute la journée hier. C’est hier que l’eau n’était pas belle, aujourd’hui elle est très claire alors ça ne m’inquiète pas », a commenté Dominique Beaudin jeudi, venu avec sa famille.

« Il fait beaucoup trop chaud... On ne fera pas exprès d’avaler de l’eau, mais pour me rafraichir je n’ai pas de problème », partage Dominique Vincent, de Drummondville.

Pour Julia Michel venue avec ses enfants, elles se sont installées sur la plage, mais ont évité de se mouiller. « C’est frustrant, surtout qu’on vient de Québec, mais on ne prendra pas de chance. »

Cas de cyanobactéries à Magog

« Il arrive occasionnellement qu’un établissement doive fermer sa plage en raison de la présence de cyanobactéries (algues bleu vert) pendant l’été », explique M. Boivin. C’est le cas de plusieurs endroits à Magog, où des cas d’algues bleu vert ont été répertoriés depuis les deux dernières semaines.

« Ça fait plusieurs années qu’il n’y a pas eu de fermeture de plage pour cette raison », commente le coordonnateur de la patrouille du Memphrémagog Conservation Santiago Doyon. C’est le 20 juin que son équipe a décelé le premier cas de fleur d’eau.

« Quand il y a des canicules et une période peu venteuse, ça favorise la prolifération de cyanobactérie. C’est en fonction des conditions environnementales », ajoute M. Doyon qui mentionne entre autres la baie Quinn, la baie Sargent et la Baie-de-Magog comme endroits touchés. Le secteur de la pointe Merry était d’ailleurs fermé à la baignade, mardi.

Ces cas de fermeture n’ont aucun lien avec l’interdiction de baignade au lac Stukely, les raisons de non-conformité sont différentes.