En raison du départ à la retraite de deux médecins, la clinique de santé d'East Angus fermera ses portes en juin prochain.

«La loi est faite pour les médecins», selon le maire d'East Angus

Présent par hasard au Resto-Bar Rive-Sud d'East Angus samedi où la députée Diane Lamarre a tenu un point de presse, le maire Robert Roy n'a pas voulu pour autant s'entretenir longuement avec la porte-parole du Parti québécois en matière de santé.
<p>Robert Roy</p>
Il dit toujours espérer une issue rapide pour ses citoyens.
« Moi je ne veux pas qu'on politise le dossier. Je veux qu'on s'en occupe et qu'on le règle, pas qu'on en débatte en chambre. Je me fous de la couleur politique, je veux seulement qu'on s'occupe de mes personnes âgées. Ce n'est pas drôle de voir une personne âgée pleurer dans ton bureau parce qu'elle perd son médecin, et moi, c'est ce qui me préoccupe. Je vais donc essayer d'autres choses avant de politiser le dossier. »
À cet égard, une résolution sera adoptée lors d'une assemblée spéciale du conseil municipal lundi afin d'exhorter le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de se pencher sur la situation d'East Angus dans les plus brefs délais. Robert Roy est outré de voir que, malgré toutes ses démarches auprès du CIUSSS de l'Estrie-CHUS et du ministre, on ne l'a jamais rappelé.
« Je suis le maire élu d'une ville et je n'ai même pas de retour d'appel. Mon député provincial élu, Ghislain Bolduc, n'a pas de retour d'appel non plus. Imaginez le simple citoyen lorsqu'il a des questions. »
« Sans les mettre tous dans le même bateau, je n'ai pas une grosse estime des médecins en général, fulmine le maire d'East Angus. La loi est faite pour eux, et les gens qui gèrent le système sont dans une tour d'ivoire. Ils s'occupent seulement des budgets, ne sont pas imputables de rien et ne doivent rendre des comptes à personne. »
Ce dernier s'explique mal comment sa municipalité peut devenir orpheline de clinique.
« Je comprends pas comment ça je ne suis pas capable d'attirer des médecins. Ça me dépasse. Il y a 400 médecins qui finissent par année. Combien restent dans le système de santé public au Québec? »
Robert Roy a néanmoins fait parvenir à La Tribune en fin d'après-midi dimanche une lettre indiquant qu'une omnipraticienne française, consciente de la situation de la municipalité, souhaiterait y pratiquer à compter du mois de mars « dans la mesure où je pourrais accomplir mon inscription rapide auprès du Collège des Médecins du Québec », mentionne-t-elle dans sa lettre de présentation.