Élyse L’Espérance est la nouvelle ambassadrice pour Parkinson Estrie. Elle pose avec son père André L’Espérance, un homme d’affaires bien connu.

La jeunesse souffle sur Parkinson Estrie

Parkinson Estrie a maintenant une ambassadrice et elle n’est âgée que de 25 ans. Élyse L’Espérance, la fille de l’homme d’affaires bien connu dans la région André L’Espérance, a accepté l’offre de l’organisme.

En fait, elle a hésité un peu, elle voulait d’abord et avant tout savoir ce que son père, atteint de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années, en pensait.

« Il ne m’a pas découragé, au contraire il m’a encouragé, indique la jeune femme. Il m’a dit d’y aller et il était super content. Ça me rend très heureuse, c’est une cause que je trouve très importante. »

Mme L’Espérance, présidente du groupe Pal+, espère donc faire connaître davantage les ressources disponibles pour les gens atteints de la maladie de Parkinson.

« Je trouve que ce que Parkinson Estrie fait en ce moment est génial, mais la maladie est assez peu connue. C’est de continuer la qualité des services qu’on offre en ce moment et de rejoindre le plus de gens possible. Ce qui m’impressionne le plus, c’est le message d’espoir. »

Plus de 37 000 $

L’annonce de la nomination d’Élyse L’Espérance à titre d’ambassadrice s’est faite en marge du Défi Parkinson Estrie qui se tenait samedi autour du lac des Nations. Environ 275 personnes étaient sur place au grand plaisir des organisateurs. Ces derniers s’étaient fixé un objectif de 30 000 $ en dons, un objectif qui a bien vite été dépassé avec un peu plus de 37 000 $ amassés.

Pour contraster avec la maladie qui affecte entre autres la motricité, l’ambiance était à la fête devant le pavillon Armand-Nadeau.

« Dans le temps les gens venaient seuls et il y avait toujours une certaine gêne, admet Jacques Huppertz, président de Parkinson Estrie. Ça devient de plus en plus familial. Le fait d’avoir une ambassadrice, ç’a aidé beaucoup. C’est un très beau geste de sa part. Ça va rajeunir un peu l’environnement si on peut dire du Parkinson. C’est une maladie qui frappe les gens un peu plus âgés en général, mais on a des gens dans la quarantaine et cinquantaine qui doivent vivre avec la maladie. »

L’argent amassé permettra à Parkinson Estrie d’offrir plusieurs services.

« On aide un peu le Rock Steady Boxing, on a des activités de Tai Chi, des activités en gymnase, une chorale, des conférences scientifiques, un party de Noel et une activité d’été. On essaie de faire des activités sociales qui apportent aussi du bien-être aux gens avec le Parkinson. »

Selon M. Huppertz, un remède pour la maladie relève moins de la science-fiction qu’on peut le croire. Selon lui plusieurs nouvelles études et théories pourraient déboucher sur une guérison.

« L’argent est le nerf de la guerre, admet-il. On va donner une partie de l’argent recueilli pour la recherche. Le Québec est vraiment à l’avant-scène pour la recherche, mais c’est difficile de trouver un médicament si on ne connaît pas les causes. J’aimerais ça qu’on se dise un moment donné qu’on a plus besoin de Parkinson Estrie parce que les gens atteints du Parkinson peuvent se faire traiter et rentrer chez eux après. C’est notre espoir. »

En terminant, voyant que des bouteilles d’eau en plastique étaient distribuées aux marcheurs, le maire Steve Lussier a annoncé que dès l’an prochain la Ville fournira des gourdes réutilisables et une station d’eau aux participants.