Des bénévoles de l’Opération Nez rouge et des étudiants-athlètes du Vert & Or ont mis la main à la pâte pour la plantation d’arbres. Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Patrice Cordeau, adjoint au vice-rectorat à l’administration et au développement durable, et Stéphanie Hoarau, coordonnatrice d’Opération Nez rouge Sherbrooke, y ont aussi participé.

La Forêt Nez rouge mise en terre

Pour compenser les gaz à effet de serre de ses déplacements festifs, l’Opération Nez rouge Sherbrooke a mis en terre les premières pousses de ce qui deviendra une petite forêt sur le campus de l’Université de Sherbrooke.

La Forêt Nez rouge est située derrière le stade extérieur de l’UdeS, en contrehaut du chemin de Sainte-Catherine. Elle compte depuis mercredi 16 petits arbres, pour 16 crédits-carbone certifiés correspondant aux 16 tonnes de CO2 émis durant l’Opération Nez rouge du 1er au 31 décembre 2017.

« Près de 75 000 kilomètres, plus de 5300 raccompagnements, ce n’est pas rien! On est une vaste région alors c’est sûr qu’on fait beaucoup de kilométrage, mais pour la première fois on va marquer le coup sur notre empreinte écologique en compensant tous ces gaz à effet de serre », se réjouit Stéphanie Hoarau, coordonnatrice d’Opération Nez rouge Sherbrooke.

« On veut vraiment avoir une Forêt Nez rouge et au fil des campagnes, avec le nombre de raccompagnements qu’on fait chaque année, on devrait arriver à une belle petite forêt dans pas si longtemps », ajoute-t-elle en rappelant que le chapitre sherbrookois de la populaire opération de raccompagnement du temps des Fêtes est la deuxième plus active au Québec.

Rappelons que le comité organisateur de l’Opération Nez rouge a  pris un virage écoresponsable l’automne dernier. Le système de gestion des matières résiduelles a par exemple été bonifié à la centrale d’opération pour inclure le compostage. Six véhicules électriques ont aussi été utilisés, de connivence avec le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, lors de deux soirées de raccompagnement en 2017. Et un nouveau pas est franchi avec la compensation des gaz à effet de serre émis par les véhicules des accompagnateurs bénévoles.

« L’idée c’est qu’avec l’Opération Nez rouge qui existe depuis plus de 30 ans, on est toujours à la recherche d’amélioration dans le fonctionnement et l’organisation. Or le développement durable n’avait jamais été touché », explique Mme Hoarau.

La plantation dans la Forêt Nez rouge s’est concrétisée selon les paramètres du Programme de compensation CO2 ECOTIERRA-UdeS, dans lequel l’institution est engagée depuis plus d’un an.

« Avec ce programme interne, explique Patrice Cordeau, adjoint au vice-rectorat à l’administration et au développement durable à l’UdeS, on achète des crédits-carbone qui permettent la neutralité en compensant nos gaz à effet de serre. L’Université s’est ainsi engagée à planter un arbre à chaque tonne de GES émise. »

Comme le site choisi est contigu au projet d’apiculture Ruche Campus, on a sélectionné une combinaison d’arbres fruitiers et à fleurs pour plaire aux pollinisateurs.

« Tout ça pour dire que c’est réfléchi, que c’est organisé sur le terrain, pour s’assurer d’une certaine harmonie avec l’ensemble de l’espace dédié à la Forêt Nez rouge », continue Mme Hoarau.

La petite forêt se retrouvera d’ailleurs sur le parcours d’une nouvelle piste d’entraînement de cross-country pour les équipes du Vert & Or et de la Ville de Sherbrooke qui doit être aménagée cet automne, informe Jean-Pierre Boucher, directeur général du Service du sport et de l’activité physique de l’UdeS.