Tommy Sansfaçon et France Marois sont les propriétaires de l'Agneau Maraîcher, qui pratique la formule d'achat en libre-service.

La ferme l'Agneau Maraîcher offre des produits en libre-service

L'achat de produits de la ferme en formule libre-service est possible dans le Val-Saint-François. À la ferme l'Agneau Maraîcher, située dans le Canton de Melbourne, les acheteurs peuvent faire leurs emplettes seuls sur place et régler leur facture par eux-mêmes.
« Les produits sont tous étiquetés avec leur prix. Les clients prennent ce dont ils ont besoin, calculent le total (une calculatrice est laissée à leur disposition), glissent le montant dans un contenant qui sert de caisse et repartent. Nous n'avons pas besoin d'être présents », explique France Marois, copropriétaire de la ferme l'Agneau Maraîcher avec son conjoint Tommy Sansfaçon.
La confiance règne dans cette relation d'affaires qu'entretiennent les propriétaires avec leurs consommateurs. « La confiance envers les gens fait partie de mes valeurs et elle se construit de part et d'autre. C'est certain que si quelqu'un de malfaisant partait avec la caisse, ce serait dommage. Par contre, avec mes chiens, dont un grand Danois, on sait quand il y a une présence sur la ferme », ajoute la productrice.
Le concept de libre-service a été mis en place l'hiver dernier sur cette ferme de 205 acres avec la viande de poulet et d'agneau, les oeufs et le sirop d'érable provenant de l'érablière du père de France Marois. Cet été, tout en continuant d'offrir ces mêmes produits, le couple bonifie l'offre avec des produits maraîchers.
« Cet été, on offre une grande variété de légumes en plus de continuer nos paniers pour une deuxième année. Avec les paniers, on accuse un certain surplus de production que l'on peut écouler avec le libre-service », renchérit France en ajoutant qu'elle augmente la production de légumes expressément pour ce service.
Pratique courante
Ce concept d'achat en libre-service a été médiatisé en juillet dernier avec l'exemple de l'Île d'Orléans dans la région de Québec. Loin d'être une nouvelle approche d'affaires, cette pratique est instaurée en milieu rural depuis longtemps.
« Quand j'étais plus jeune, nos voisins offraient un libre-service pour les oeufs. Nous habitions en campagne, mais ne possédions pas de ferme. Alors, oui, ce service existe depuis un bon nombre d'années. Ce n'est pas nouveau », affirme la propriétaire.
Formée en production horticole, France Marois a renoué avec cette pratique durant un stage au potager les Nues Mains de Sutton. Avec son conjoint qui a étudié en production animale, ils se complètent dans les tâches de leur entreprise agricole.
L'Agneau Maraîcher fait partie des Créateurs de Saveurs des Cantons de l'Est dans la catégorie légumes et courges. Dès cet automne, les consommateurs seront invités à cueillir eux-mêmes leurs courges et citrouilles directement à la ferme.
Avec leur désir constant de se faire connaître, les propriétaires projettent d'augmenter l'offre de produits en annexant une boutique à leurs bâtiments.
« Nous désirons créer une destination où les gens d'ici et d'ailleurs pourront visiter les enclos tout en profitant des produits de la ferme et peut-être des produits artisanaux. Nous faisons partie d'une infime fraction du marché (de l'alimentation). Il est donc important de s'imposer. Que les gens viennent dans nos campagnes fait partie d'un collectif social qui, pour moi, est essentiel », soutient France Marois.
Le couple Marois-Sansfaçon a pris possession de la ferme du Canton de Melbourne, inhabitée depuis vingt ans, en 2016, grâce au service de jumelage de Banque de terres du Val-Saint-François.