Pierre et Benoit Valence du Domaine des Appalaches à Notre-Dame-des-Bois ne veulent pas se mêler du litige qui mine le climat à l’Hôtel de Ville de cette localité de la MRC du Granit.
Pierre et Benoit Valence du Domaine des Appalaches à Notre-Dame-des-Bois ne veulent pas se mêler du litige qui mine le climat à l’Hôtel de Ville de cette localité de la MRC du Granit.

La famille Valence veut se tenir loin de la discorde

La famille Valence souhaite se tenir loin de la tempête qui secoue l’Hôtel de Ville de Notre-Dame-des-Bois même si le déneigement de la cinquantaine de kilomètres de chemins privés du Domaine des Appalaches est au cœur du litige.

« C’est du négatif qui se passe dans tout ça, alors que je suis un homme qui a toujours été positif », assure le président du Domaine des Appalaches, Pierre Valence.

Le maire de Notre-Dame-des-Bois, Yvan Goyette, a déposé récemment une plainte concernant quatre élus à la commission des affaires municipales du Québec.

Lors de la séance régulière du 9 juin dernier, les quatre conseillers municipaux ont voté en faveur d’une résolution concernant la réforme de la taxation de cette petite localité.

Quatre conseillers, sur les six qui siègent à Notre-Dame-des-Bois, demeurent dans le Domaine des Appalaches qui était entre autres visé par la résolution.

Ces résidents doivent payer une taxe de secteur pour le déneigement des chemins privés.

Or les quatre conseillers en ont demandé son abolition en affirmant qu’elle n’était pas équitable. La résolution prévoit que l’ensemble des citoyens de la municipalité assume les frais de déneigement des chemins privés, publics et des espaces communs. La seule conseillère qui n’y réside pas a enregistré sa dissidence et le maire a imposé son droit de veto étant donné que quatre conseillers municipaux en tireraient un intérêt.

Étant donné certaines procédures légales entreprises par l’un de ces conseillers municipaux, Pierre Valence ne veut pas émettre davantage de commentaires sur la situation.

« Je tiens à souligner le courage du maire Yvan Goyette pour avoir sonné l’alarme sur cette situation à Notre-Dame-des-Bois. Je peux confirmer que depuis un certain temps, l’ambiance au conseil municipal est devenue extrêmement négative. La Municipalité a perdu plusieurs employés municipaux, dont certains cumulaient plus de 20 ans d’expertise. Il est certain que le climat qui règne au conseil municipal a quelque chose à voir avec leur démission », signale M. Valence, qui invite les autorités du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec à venir constater de visu la situation à Notre-Dame-des-Bois.

Regarder vers l’avenir de façon positive

Ce dernier signale que ses ancêtres font partie des familles fondatrices de la municipalité.

« La famille Valence est Boisdamienne depuis plusieurs générations. Mon père possédait le magasin général à l’époque. Nous avons toujours été impliqués dans le développement de la municipalité », signale M. Valence.

Lors de la construction d’un gymnase, d’une bibliothèque et d’une salle communautaire pour l’AFEAS à l’école primaire de la Voie-Lactée, au cœur de Notre-Dame-des-Bois, le Domaine des Appalaches s’est engagé à verser 100 000 $ sur une période de dix ans pour en assurer l’entretien. Le centre des loisirs porte d’ailleurs le nom de Charles Valence, le grand-père de Pierre et Benoit Valence.

Pierre Valence rappelle qu’il a toujours travaillé à maintenir l’unité entre la Municipalité et les résidents du domaine privé.

Lors du passage de l’émission La Petite séduction en 2008, un segment avait d’ailleurs symbolisé la fin de cette division. 

L’invitée Rita Lafontaine avait abattu un mur de Berlin symbolique pour marquer le lien entre les deux communautés de Notre-Dame-des-Bois et faire un parallèle avec le moment historique de réunification de l’Allemagne en 1989.

« C’était un symbole pour montrer que nous ne voulons pas de division avec le reste de la municipalité. Je crois à l’entraide, pas le contraire. Cette discorde à l’Hôtel de Ville est bien malheureuse. Nous ne voulons pas que toute cette affaire brise des liens entre les gens de la municipalité », indique M. Valence.