La Ville de Magog souhaite reconnaître officiellement la valeur patrimoniale de l’église Saint-Patrice par le biais d’une citation patrimoniale.

La fabrique de St-Patrick propose un compromis

Le projet de la Ville de Magog de reconnaître la valeur patrimoniale de l’église Saint-Patrice et de son ancien presbytère est bien accueilli par plusieurs citoyens, mais le conseil de fabrique de la paroisse émet des réserves.

Quelques dizaines de personnes ont participé, mardi dernier, à une consultation publique qui portait sur le projet de citation patrimoniale de la Ville de Magog. Des citoyens favorables ont pris la parole. Toutefois, le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice en a appelé au compromis.

La conseillère municipale Nathalie Pelletier indique que tous les éléments se trouvant sur les terrains du lieu de culte, l’église elle-même, l’ancien presbytère ainsi que le stationnement, sont visés par le règlement proposé par la Ville. Dans le cas des deux bâtiments, seule l’enveloppe extérieure serait protégée par la citation patrimoniale envisagée.

Responsable des paroisses catholiques du secteur de Magog, l’abbé Donald Thompson soutient que la Ville et la paroisse ont toutes les deux le même objectif. Il reconnaît cependant que les deux organisations ont des approches pouvant différer.

«Si une telle protection est accordée par la municipalité, ça peut vouloir dire des contraites importantes pour nous. Est-ce que ça va nous menotter quand on aura des travaux à réaliser à l’extérieur des deux bâtiments ou dans le stationnement? Et puis il y a la question des coûts à considérer, parce que ça nous coûtera sûrement plus cher pour faire des travaux sans qu’on n’ait plus d’argent», note l’abbé Thompson.

Le compromis que suggère le conseil de fabrique est donc le suivant: offrir une protection à l’église en raison de sa valeur patrimoniale, mais ne pas étendre celle-ci à l’ancien presbytère ni au stationnement.

Avant d’aller plus loin, le conseil de fabrique aimerait par ailleurs consulter l’archevêque de Sherbrooke, Luc Cyr, afin de connaître son opinion sur la question et d’ainsi vérifier s’il a une autre solution à proposer.

Dans le but de rassurer Donald Thompson et les gens qui l’entourent, Nathalie Pelletier souligne qu’un plan d’implantation et d’intégration achitecturale existe déjà dans le secteur de l’église Saint-Patrice. «Ça veut dire que les travaux permis à cet endroit sont bien encadrés. Il n’y aurait donc pas d’augmentation des délais et de processus plus compliqués à suivre pour la paroisse lors de rénovations», affirme-t-elle.

Mme Pelletier assure que les commentaires entendus pendant la consultation publique de mardi seront pris en compte par le comité consultatif en urbanisme, qui proposera au besion au conseil municipal de modifier ou carrément d’abandonner son projet.