La rivière, à Cookshire-Eaton, déborde pour la seconde fois cet hiver.
La rivière, à Cookshire-Eaton, déborde pour la seconde fois cet hiver.

La Eaton déborde pour la deuxième fois cet hiver

Maxence Dauphinais-Pelletier
Maxence Dauphinais-Pelletier
La Tribune
La rivière qui traverse le centre-ville de Cookshire-Eaton déborde pour la seconde fois cet hiver, inondant le sous-sol de quelques propriétés situées sur la rue Eaton.

L’optimisme partagé par les premiers répondants et les habitants du secteur mercredi s’est évaporé alors que la rivière, éternellement indisciplinée, est sortie de son lit une fois de plus.

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Les citoyens ont eu la permission d’aller chercher leurs autos et autres effets personnels de valeur chez eux à pieds, l’ordre d’évacuation étant prolongé jusqu’à vendredi pour l’instant. Une pelle mécanique a été utilisée pour briser les amas de glaces, sans toutefois réussir à éviter un débordement.

Des citoyens désirant garder l’anonymat rencontré directement sur la rue ruisselante étaient découragés par la tournure des évènements.

«De la façon que c’était parti mercredi, on pensait pouvoir s’en sauver sans inondation. Ça l’air qu’on regardait avec nos lunettes roses. Il va falloir recommencer tout le travail de nettoyage dans le sous-sol et à l’extérieur de la maison qu’on avait fait en janvier, la dernière fois que la rivière a débordé. Ça fait à peine un mois et demi!», déplorent-ils.

Tentative d’explication

La rivière Eaton est très peu profonde en été et son fond est constitué en majorité de sable et de gravelle. Plusieurs années durant, un entrepreneur de la région la draguait annuellement pour s’assurer que les bancs sablonneux n’allaient pas retenir les glaces qui se forment en hiver. Suite aux pressions faites par des groupes environnementalistes, la rivière est maintenant laissée dans son état naturel, plus prône aux embâcles et aux débordements.

Un habitant du secteur de longue date, Robert Messier, confie que la rivière sort de son lit à une fréquence plus constante depuis. «Dans le temps, c’était Prévost qui s’en occupait. Il sortait pas mal de sable et de roche qu’il revendait par après, il y avait moins d’inondations dans ce temps-là. Depuis quelques années, les environnementalistes s’en mêlent et pour la survie des menés, il a été déterminé qu’on devait arrêter de draguer la rivière. C’est drôle, je ne les vois pas ici aujourd’hui, les environnementalistes…»

Les riverains devront attendre à vendredi pour savoir s’ils peuvent réintégrer leurs domiciles et, une fois de plus, se mettre au grand ménage.