La bannière et les pancartes se sont avérées plus agressives. «Nous voulons la voie de contournement maintenant», hurlait cette bannière, avec le mot maintenant en rouge vif.

La Coalition pour la sécurité ferroviaire hausse le ton

Le ton a monté d'un cran lors de la conférence de presse qu'a tenue la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, en ce jeudi 6 juillet 2017, 4e anniversaire de la tragédie au centre-ville.
La bannière et les pancartes se sont avérées plus agressives. «Nous voulons la voie de contournement maintenant», hurlait cette bannière, avec le mot maintenant en rouge vif. Et la déception à l'égard du ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, et du premier ministre Justin Trudeau s'exprimait ouvertement.
«Le 1er juillet dernier, le premier ministre Trudeau a demandé pardon aux autochtones... Il devrait demander pardon aux Méganticois pour ce qui est arrivé ici!», a lancé Claude Roy, une membre de la Coalition et résidante de Woburn.
«En 2022, à Montréal, le nouveau train électrique sera réalisé sur une distance de 67 kilomètres. En 2022, à Lac-Mégantic, ce sera seulement la fin des études pour la voie de contournement. Comme c'est parti actuellement, les gouvernements n'auront pas réussi à faire devancer cette échéance trop longue», a souligné pour sa part Gilbert Carette.
Quant à lui, Bernard Boulet a tenu à préciser que «le sable qui a remplacé partout le sol contaminé, c'est un extrême danger. Car lors d'un déraillement dans ces conditions, les convois de pétrole vont reprendre en janvier 2018, le pétrole va pouvoir s'infiltrer sous les bâtiments et sous les rues, ce sera encore pire qu'en 2013».
«Pour Lac-Mégantic, c'est une triste journée, car elle ne peut pas se sentir plus en sécurité qu'avant la catastrophe. La courbe de la voie ferrée est plus dangereuse et la Ville n'a rien adopté de plus comme mesures d'urgence pour une prochaine tragédie. Nous avons un ingénieur qui a confirmé que cette voie avec une courbe à 8 pour cent est très dangereuse», a déclaré Robert Bellefleur, porte-parole de la Coalition.
Concert entre chien et Loup
Sur une note plus légère, le chanteur Charles-Antoine Gosselin est venu divertir les Méganticois, en soirée au Centre sportif Mégantic, dans le cadre des Concerts Entre Chien et Loup.
Le chanteur a senti que l'atmosphère était spéciale à cause de la date du 6 juillet. «Je me suis mis un peu de pression à cause de ça, mais je n'ai pas voulu en parler, ne pas m'aventurer sur ce terrain glissant. C'était chargé émotionnellement. Je suis content si j'ai fait du bien aux gens avec ma musique et mes mots, c'est mon but de toucher mon public», a avoué Gosselin.