La clientèle d’âge primaire, au sein du bassin d’alimentation de l’école Sainte-Marguerite, n’a cessé de diminuer ces dernières années.

La clientèle en baisse à l’école Sainte-Marguerite de Magog

La Commission scolaire des Sommets (CSS) prévoit modifier les bassins d’alimentation en élèves des écoles Sainte-Marguerite et Brassard/Saint-Patrice afin de contrer la baisse de la clientèle touchant le premier des deux établissements scolaires.

« Il y a un problème avec le bassin d’alimentation de Sainte-Marguerite parce qu’il contient seulement 140 élèves d’âge primaire. Et que, dans quatre ans, ce nombre ne sera plus que de 108. C’est problématique considérant que cette école accueille 300 enfants. Une importante partie de ceux-ci viennent donc de l’extérieur du bassin », indique le directeur général adjoint de la CSS, Serge Dion.

À chaque établissement scolaire du réseau public au Québec est rattachée une zone contenant une clientèle réservée. Dans le cas présent, une des deux zones est devenue trop petite tandis que la seconde pourrait être réduite sans causer de problème.

« On ne vit pas de compétition malsaine, en ce moment, entre ces deux écoles très près l’une de l’autre. Mais les directions des écoles nous ont levé un drapeau rouge par rapport à la situation existante », révèle Serge Dion.

Le problème apparu découle en partie des fluctuations démographiques normales pouvant se produire au sein d’une ville comme Magog ou de sa toute proche voisine Orford.

Il est par ailleurs intéressant de noter que le très large bassin d’alimentation de l’école Brassard/Saint-Patrice n’a pas été modifié depuis la création de cet établissement scolaire à deux pavillons, il y a déjà plusieurs années.

Le processus

Afin de réfléchir au problème et d’identifier des pistes de solution, la CSS a formé un comité composé de commissaires et de directions d’école. Des consultations seront menées durant les semaines à venir et, si tout se déroule comme prévu, le conseil des commissaires prendra une décision finale le 26 novembre concernant ce dossier.

M. Dion confirme que des élèves pourraient être obligés de changer d’école une fois que le processus enclenché sera terminé. « Le déplacement d’un petit nombre est prévu. Par exemple, peut-être qu’il y aura moins de place, à terme, pour des élèves de l’extérieur de notre commission scolaire à Sainte-Marguerite », concède le directeur général adjoint de la CSS.

Du même souffle, Serge Dion reconnaît que les parents de jeunes enfants sont généralement peu enthousiastes lorsqu’il est question de changement d’école forcé. Il souligne cependant que sa commission scolaire a le devoir de solutionner le problème identifié.

Éventuellement, le redécoupage des deux bassins d’alimentation entraînera des ajustements au chapitre du transport scolaire. Mais l’objectif, le cas échéant, serait évidemment de limiter le plus possible les impacts sur les enfants et les familles.