Selon l’Association des eaux et berges du lac Boissonneault, les pêcheurs qui ont maintenant accès à ce lac situé près de Winsdor par l’entremise de la descente Hamel devraient contribuer financièrement aux opérations d’ensemencement qui ont lieu annuellement.
Selon l’Association des eaux et berges du lac Boissonneault, les pêcheurs qui ont maintenant accès à ce lac situé près de Winsdor par l’entremise de la descente Hamel devraient contribuer financièrement aux opérations d’ensemencement qui ont lieu annuellement.

La bisbille se poursuit entre l’association du lac Boissonneault et les pêcheurs sportifs

SHERBROOKE — La bisbille entourant la rampe de mise à l’eau publique du lac Boissonneault se poursuit entre l’Association des pêcheurs sportifs du Québec et l’Association des eaux et berges du lac Boissonneault.

Cette fois-ci, c’est la question de l’ensemencement du lac qui est au cœur du différend entre les deux organisations.

Selon l’Association des eaux et berges du lac Boissonneault, les pêcheurs qui ont maintenant accès à ce lac situé près de Winsdor par l’entremise de la descente Hamel devraient contribuer financièrement aux opérations d’ensemencement qui ont lieu annuellement.

En attendant une entente avec l’Association des pêcheurs sportifs, l’association de protection du lac a annoncé lundi mettre fin aux activités d’ensemencement.

« Ce sont les résidents qui payent pour faire ensemencer le lac, mais maintenant que l’Association des pêcheurs sportifs du Québec est propriétaire de la descente et qu’elle en fait la publicité sur son site entre autres, ce sont des pêcheurs de l’extérieur qui pêchent les dorés », explique Benoit Rousseau, président de l’association de protection du lac.

Depuis 10 ans, les riverains dépensent environ 1500 $ annuellement pour pouvoir pêcher du doré.

« On a reçu plusieurs plaintes à propos de ça. Les gens ont l’impression que c’est un peu du vol », souligne M. Rousseau.

Joint par La Tribune, le président de l’Association des pêcheurs sportif se dit prêt à contribuer financièrement à l’ensemencement. « Nous n’avons aucun problème à contribuer. Ce que nous allons faire, c’est installer un panneau qui va inviter les gens à contribuer à un fonds et ce fonds sera dédié à l’ensemencement du lac ou pour un entretien environnemental. On va faire notre part pour entretenir la qualité de la pêche sur ce lac », assure Stéphan Bourgeois.

Selon M. Rousseau, une cinquantaine de pêcheurs utilisent la rampe de mise à l’eau chaque semaine depuis le début de l’été. Stéphane Bourgeois questionne de son côté le chiffre avancé par l’Association des eaux et berges du lac Boissonneault.

« Je ne vois pas comment il pourrait y avoir 50 bateaux mis à l’eau par semaine alors que la Ville a mis des interdictions de stationnement partout autour de la descente. Il n’y a plus de place pour se stationner », fait valoir M. Bourgeois.

La Ville de Saint-Claude a effectivement décidé d’interdire récemment le stationnement dans les rues avoisinantes de la rampe de mise à l’eau. De l’avis de M. Rousseau, il y avait tellement de voitures avec des remorques stationnées dans les rues près de la descente que la circulation était devenue dangereuse.

M. Bourgeois y voit plutôt une tentative de plus pour restreindre l’accès au plan d’eau.

Un legs qui soulève la colère

Rappelons que c’est un legs qui est à l’origine du mécontentement entourant la descente Hamel. Dans ses dernières volontés, l’ancien propriétaire indiquait que la rampe de mise à l’eau devait demeurer accessible à tous sans égard au lieu de résidence des utilisateurs. L’Association des pêcheurs sportifs du Québec, qui a comme mission de redonner l’accès aux plans d’eau à tous, est devenue l’unique propriétaire à l’hiver. 

Or, plusieurs riverains souhaitaient privatiser l’accès à la descente de bateau pour l’usage exclusif des résidents de Saint-Claude. L’administration de Saint-Claude souhaitait quant à elle acquérir la descente pour poursuivre son travail de protection du lac. 

À cet effet, l’Association des eaux et berges du lac Boissonneault dit s’inquiéter du grand nombre de bateaux qui débarquent sur le lac. « Nous sommes un des rares lacs en Estrie, si ce n’est pas le seul, à ne pas avoir de myriophylle à épi. Nous craignons d’en avoir avec les bateaux qui arrivent de l’extérieur », partage M. Rousseau.

« Quand le myriophylle va être implanté ça va être un gros problème », conclut-il.