Karl Belleville et sa mère Manon Nadeau étaient tout sourire à leur sortie du CHUS Fleurimont, la première injection de Spinraza, un médicament qui coûte 350 000 $ par année, s’étant bien déroulée.

Karl Belleville commence son nouveau traitement

La date du 14 janvier était encerclée depuis trois semaines sur le calendrier de Manon Nadeau. Son fils Karl Belleville, le Coaticookois de 24 ans souffrant d’amyotrophie spinale 5q, a reçu sa première injection de Spinraza au CHUS Fleurimont lundi, amorçant le nouveau chapitre de son combat contre la maladie dégénérative.

Le grand jour qu’attendait Karl Belleville et sa mère Manon Nadeau s’est bel et bien déroulé à la date prévue, eux qui avaient vécu tellement de faux espoirs par le passé qu’ils refusaient d’y croire tant que ce serait réalité. Le jeune homme a reçu sa première injection et la procédure s’est bien déroulée.

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« La procédure a super bien été, ça consiste d’une ponction lombaire pour administrer le Spinraza. Il a été gelé localement par le médecin à son arrivée et il a eu son injection peu après. Ce n’est vraiment pas long, ça prend une quinzaine de minutes seulement », a témoigné sa mère au lendemain du traitement.

Le traitement n’est cependant pas sans douleur et a ses désavantages, explique-t-elle. « Le plus long, c’est qu’il doit rester immobile pendant une heure après l’injection. Il a mal dans le bas du dos aujourd’hui. L’important est que le médecin est très satisfait de la façon dont tout s’est déroulé. Ça augure bien pour les prochaines semaines », conclut la mère de Karl, heureuse que le seul traitement disponible au monde pour améliorer la condition de son fils soit amorcé.

Rappelons que suite à l’élection du gouvernement de la CAQ, la ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann a annoncé dans les premières semaines de son mandat que les personnes atteintes de l’amyotrophie spinale 5q de types II et III allaient avoir accès au médicament le plus onéreux au monde, le Spinraza, pour freiner leur état dégénératif.