La saison 2019 des petits fruits pointait au désastre à la fin du mois de mai, mais un mois de juin chaud et pluvieux a sauvé la situation pour les producteurs, au grand plaisir des consommateurs et des producteurs comme Yves Vaillancourt.

Juin sauve la saison des petits fruits

COMPTON — Bien des producteurs de petits fruits des Cantons-de-l’Est n’avaient pas de hautes attentes pour la saison 2019. Le mois de mai a été exécrable, mais la chaleur et les pluies du mois de juin ont sauvé la situation, décalant de quelques semaines seulement le calendrier de cueillette, le tout au grand plaisir des consommateurs.

Il va sans dire que les nombreux producteurs estriens de petits fruits avaient la mine basse à la fin du mois de mai. Les inondations d’avril avaient retardé l’ensemencement des champs et un mois de mai froid et pluvieux n’avait rien fait pour améliorer la situation. Heureusement pour eux, le mois de juin a été parfait pour la croissance de ces délices vitaminés et les récoltes sont abondantes. 

« Je ne pensais pas dire ça plus tôt cet été, mais on a une très belle saison, déclare Yves Vaillancourt, propriétaire de la Ferme les 3 Pouces Verts à Cookshire-Eaton. À cause du mois de mai froid, la saison a commencé le 4 juillet au lieu de la fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste, mais la pluie suivie de la chaleur en juin a sauvé la situation. Les fruits sont d’une très belle qualité cette année. »

Même son de cloche du côté de la ferme Le Jardin de l’Île, situé en bordure de la rivière Saint-François à Ascot Corner. « La saison des fraises s’est très bien déroulée, elle a seulement été décalée en comparaison avec les autres années, explique Jules Ellyson, propriétaire de la ferme. La récolte a été très bonne, beaucoup de gens sont venus faire de l’autocueillette. On ne s’attendait pas à avoir un bilan positif, mais on a été chanceux. » 

Bien plus que des fraises

La saison des fraises d’été tire à sa fin pour la majorité des producteurs, mais voilà que commence la saison des framboises, elle aussi très courue par les cueilleurs et les consommateurs. La saison devrait durer trois semaines, ce qui concordera avec l’arrivée des bleuets. 

« Les framboises sont très belles aussi, l’autocueillette a commencé en fin de semaine, renchérit M. Vaillancourt. Comme les fraises, la saison a été délayée d’environ deux semaines. Si on suit la tendance, la cueillette des bleuets devrait commencer au début du mois d’août. Les plants sont déjà très fournis. »

Les producteurs de cassis n’ont pas échappé au délai imposé par l’arrivée tardive de l’été, mais les fruits de leurs champs promettent d’être nombreux et de bonne qualité. 

« On a environ une semaine de retard sur le calendrier de récolte, affirme Yves Cousineau, copropriétaire fondateur d’Ives Hill, à Waterville. Les chevreuils ont fait la vie dure à certains de nos plants cet hiver, mais les fruits sont abondants, on devrait avoir une très bonne récolte. La saison va battre son plein dès la première semaine d’août. »

La saison des camerises et des amélanches, qui tire à sa fin, a seulement été décalée elle aussi. Là est le moment idéal pour se procurer ces fruits que l’on appelle émergents, qui gagnent constamment en popularité auprès d’une clientèle grandissante. 

« On vient de finir la récolte en fin de semaine. On a eu un petit retard à cause du mois de mai médiocre, mais le soleil accablant de juin et juillet a fait mûrir les fruits à une vitesse folle, confie Pauline Samson, copropriétaire de la ferme Les Délices de Compton. On est en train de congeler les camerises pour la vente et de faire nos fameuses tartes aux amélanches. »

Pour ce qui est des gadelles, des framboises noires, des groseilles et des mûres, la saison de tous ces petits fruits bat actuellement son plein. On peut retrouver ces fruits plus rares à la ferme Au Paradis des Fruits, situé à Dunham.