Jacques Demers, président de la Corporation ski et golf Mont-Orford
Jacques Demers, président de la Corporation ski et golf Mont-Orford

Jacques Demers sent une adhésion au projet

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
Le président de la Corporation ski et golf Mont-Orford, Jacques Demers, laisse entendre que le projet d’imposition d’un tarif pour stationner au pied des pistes du mont Orford n’a pas suscité beaucoup de réactions négatives jusqu’à présent parmi la population.

« On n’a pas eu de retour de la part de gens qui seraient mécontents. Il semble que tout le monde adhère à cette solution, qui est une espèce de projet-pilote », affirme M. Demers.

Selon les informations transmises par celui-ci, les automobilistes qui se rendront à la Flambée des couleurs Magog-Orford devront normalement débourser un montant de 10 $ pour laisser leur voiture dans un des stationnements situés au pied des pentes.

Jacques Demers précise cependant que les personnes qui paieront le tarif demandé pourront sans doute obtenir un rabais sur une balade à bord d’une des gondoles du centre de ski.

« Le tarif qu’on va imposer amènera peut-être les gens à faire du covoiturage. Surtout que, lors de la Flambée des couleurs, il manque parfois de places dans nos stationnements », fait valoir M. Demers.

Rappelons que, plus tôt cette année, la Corporation ski et golf Mont-Orford avait soulevé de la grogne en annonçant que les randonneurs seraient obligés de payer pour se balader en saison estivale sur les terres du centre de ski. La Coalition SOS Parc Orford a notamment repris du service pour dénoncer ce projet et un comité a été mis sur pied pour approfondir le dossier.

Le président de la Corporation ski et golf Mont Orford note qu’on a décidé de mettre en vigueur un tarif pour le stationnement afin que des revenus additionnels soient générés par les activités estivales et automnales de la station.

« On calcule qu’il faut qu’on investisse entre 200 000 et 400 000 $ pour garder en bon état nos pistes et nos sentiers durant la belle saison. Nous avons la responsabilité de bien les entretenir pour éviter que des gens se blessent en les empruntant. On a aussi des coûts liés à l’entretien des toilettes et au vandalisme », explique-t-il.

À sujet, Jacques Demers révèle que la station a subi des actes de vandalisme particulièrement coûteux au cours des derniers mois. En outre, l’embarcadère d’un télésiège a été incendié. « On a en plus constaté que plusieurs feux ont été allumés, au sommet, avec à chaque fois un risque d’embrasement de la forêt, ce qui est tout de même inquiétant. »