Jacques Choquette a été porté disparu il y a exactement deux ans. La douleur est toujours aussi vive pour ses proches.

Jacques Choquette est disparu depuis deux ans

Deux ans après la disparition du Granbyen Jacques Choquette, la douleur est toujours aussi vive pour sa famille. Son frère, Robert Choquette, a accepté de se confier à La Voix de l’Est.

Le 3 novembre 2016, le père d’un garçon aujourd’hui âgé de 13 ans et d’une jeune femme de 25 ans, a annoncé à sa conjointe qu’il sortait pour une heure. Sa famille ne l’a plus jamais revu. Sa conjointe et son frère se sont inquiétés rapidement puisqu’il n’était pas dans son habitude d’être en retard sans avertir.

Après avoir vérifié s’il avait été victime d’un accident de la route, tous deux ont entrepris une tournée des restaurants où il avait l’habitude de manger, notamment pour rencontrer des clients de son entreprise de fabrication de mur de béton B-Crete. Aucune trace de lui.

Le Granbyen a été porté disparu dans la nuit et c’est au matin que la voiture incendiée de Jacques Choquette a été retrouvée dans un champ en bordure du Petit rang six à Saint-Valérien-de-Milton, sans trace du disparu.

Depuis, sa famille demeure sans nouvelle et souhaite toujours revoir son corps pour pouvoir enfin faire son deuil.

« Il est probablement mort cette journée-là, laisse tomber Robert Choquette. C’est une intuition, on n’en a pas la certitude. Mais sans nouvelle de lui pendant deux ans, il faut se tourner vers cette hypothèse-là. »

D’ailleurs, la famille a engagé un avocat pour le faire déclarer mort légalement. Pourtant, de le croire mort n’aide pas Robert Choquette à faire son deuil. Parler de son frère, de qui il était proche, est toujours aussi difficile.

« Il était toujours souriant, il était toujours de bonne humeur. Je ne l’ai jamais vu se fâcher. Tu lui demandais un service, il ne refusait jamais, dit-il entre deux sanglots. Il était tout le temps là. Tout le monde aurait aimé être ami avec lui tellement il était aimable. Il avait le tour pour faire rire les gens. Il avait tout le temps une solution aux problèmes. C’était un gars extraordinaire. »

M. Choquette n’a que de bons mots pour son frère. Il répète par ailleurs qu’il ne s’était pas placé dans une position délicate avant sa disparition et n’a donc aucune idée de ce qui aurait pu se passer le soir du 3 novembre 2016. « Les policiers nous ont confirmé qu’il n’était pas dans un groupe criminalisé. Et il n’avait pas de problème d’argent. »

L’an dernier, il a lancé la page Facebook « Retrouvons Jacques Choquette ». Les publications ont été partagées des milliers de fois, mais la famille n’a reçu aucune information qui aurait pu faire avancer l’enquête menée par le département des crimes contre la personne à la Sûreté du Québec.

Cette enquête « est toujours ouverte, mais on est toujours dans l’inconnu », confirme Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.

Toute information qui pourrait permettre de faire progresser l’investigation peut être transmise en toute confidentialité au 1 800 659-4264.