Le 25 août, Richard Pellerin et Nancy Richard ont été victimes d’un accident à l’intersection des routes 220 et 249. Malgré les changements apportés par le ministère des Transports du Québec, le couple déplore qu’il y ait encore des ajustements à faire afin de sécuriser l’endroit.

Intersection 220-249: un couple d’accidentés déplore l’inaction du MTQ

Impliqués dans un grave accident à l’intersection des routes 220 et 249 le 25 août, Nancy Richard et Richard Pellerin subissent encore les conséquences de cette mésaventure. « Qu’est-ce qu’ils attendent pour changer les choses? » se demande aujourd’hui Nancy Richard en parlant du MTQ.

En direction de Saint-Élie dans une moto à trois roues, le couple est entré en collision avec une camionnette provenant de la route 249 qui traversait la route 220. Quelques semaines avant l’événement, le ministère des Transports du Québec avait procédé à des travaux de marquage à la suite d’un autre accident.

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Le MTQ interviendra à l’intersection 220-249

« Il y a trop de trafic. Ce n’est pas simplement la vitesse le problème. Je roulais à 70 km/h. Selon moi, il y a trop de circulation et les gens deviennent impatients. Le conducteur de la camionnette a pourtant fait son arrêt, mais selon moi, il a essayé de se dépêcher. Une bonne solution serait d’installer des feux de circulation intelligents. Ça pourrait sécuriser les intersections. L’enjeu, c’est que les gens deviennent impatients. Même si la vitesse a été réduite, ce n’est pas suffisant », souligne Richard Pellerin.

Au moment de la collision, Nancy Richard et Richard Pellerin ont été éjectés à plus de 10 pieds de leur véhicule, occasionnant plusieurs blessures, dont un traumatisme crânien pour Nancy Richard. Richard Pellerin, lui, s’est blessé à l’épaule, au poignet et au talon.

« J’avais beaucoup de difficulté à marcher et j’avais mal. Je passais beaucoup de temps à dormir et j’avais quelques problèmes de mémoire. Heureusement, tout ça s’estompe », confie Nancy Richard.

En arrêt de travail

À ce jour, les deux personnes sont en arrêt de travail en plus de devoir gérer les différents rendez-vous chez le physiothérapeute, le neuropsychologue, le travailleur social et autres spécialistes.

« C’est un peu frustrant. Après avoir entendu que les accidents de la route n’étaient pas rares à cette intersection. Qu’est-ce qu’ils attendent pour faire des changements efficaces? Des accidents, il y en a partout, mais lorsqu’ils sont répétitifs à un même endroit, je me demande alors ce qu’il faut pour qu’il y ait des changements. Il doit y avoir un moyen d’éviter tout ça. À côté d’une vie humaine, je me dis qu’un feu de circulation à une intersection, ça ne doit pas coûter si cher que ça », déplore Mme Richard en constatant les contrecoups de l’accident qui persistent un mois après l’événement.


« J’ai perdu beaucoup d’argent en plus de ne pas retourner au travail. »
Richard Pellerin

Puisqu’elle a subi un traumatisme crânien, Nancy Richard a été encadrée par des spécialistes dès son hospitalisation. Richard Pellerin a dû faire preuve de débrouillardise malgré ses douleurs intenses.

« Il y a notre vie qui est importante, mais il faut penser aussi aux séquelles qui peuvent rester après l’accident. Il y a les pertes de revenus aussi. J’ai perdu beaucoup d’argent en plus de ne pas retourner au travail. Nous allons devoir traîner ces problèmes au moins deux ans », note Richard Pellerin.

Le couple reconnait toutefois qu’ils sont chanceux dans leur malchance puisqu’ils sont encore en vie et qu’ils retourneront éventuellement travailler.