Une grange du rang St-Charles était complètement embrasée lors de l’arrivée des pompiers.

Incendie suspect: une grange détruite par le feu

Une grange a été complètement détruite par les flammes, samedi après-midi, sur le rang St-Charles, à Ange-Gardien. Un quinquagénaire est sorti de chez lui menottes aux poignets et a été amené au poste de la Sûreté du Québec où il a été rencontré par un enquêteur. Il s’agirait du propriétaire de l’endroit.

Les pompiers ont été avisés par un passant qu’une grange était en feu vers 12 h 15. Arrivé sur les lieux, le directeur du Service de sécurité incendie d’Ange-Gardien, Philippe Chartrand, a pu constater l’embrasement généralisé et le danger imminent qu’il représentait pour la résidence, en raison des forts vents qui poussaient la fumée et la chaleur vers la maison.

« Notre but était de sauver la maison, explique le chef Chartrand. Du revêtement commençait à fondre. » Les services incendie de Farnham, Saint-Paul-d’Abbotsford et de Saint-Césaire sont venus en aide à celui d’Ange-Gardien en fournissant des camions-citernes puisque le secteur n’est pas desservi par l’aqueduc. Vingt-quatre pompiers se sont évertués à protéger la maison. 

Une pelle mécanique a été nécessaire pour détruire la grange et éradiquer les risques de propagation. Le contenu de la grange, qui n’abritait pas d’animaux, a été détruit par le fait même.

Les policiers seraient arrivés environ au même moment que les pompiers. Ils se seraient dirigés dans la maison d’où ils sont ressortis avec le propriétaire des lieux, selon nos informations. 

L’homme dans la cinquantaine a été interrogé par les enquêteurs avant d’être relâché. Il recevra une sommation à comparaître lorsque le directeur des poursuites criminelles et pénales décidera des accusations à porter contre lui.

Un technicien en scène d’incendie a été demandé par la Sûreté du Québec pour trouver des éléments de preuve.

En raison du panache de fumée poussé par le vent et des équipements pour éteindre l’incendie, le rang St-Charles a été fermé pendant un moment à la circulation. Les équipes sont reparties en direction de leurs casernes respectives vers 15 h.

Il ne restait plus rien de la grange, quelques heures plus tard.