Incendie: le Club North Hatley veut reconstruire

MAGOG - Difficile pour le Club North Hatley d'évaluer avec précision la valeur des dommages subis en raison de l'incendie qui a partiellement détruit un de ses bâtiments mardi. Mais tout laisse croire que le club privé tentera de rénover ou de reconstruire son immeuble touché par les flammes.

L'intérieur du bâtiment patrimonial, entièrement construit en bois, a été lourdement endommagé. Des meubles, des trophées ainsi que de nombreuses photographies historiques ont notamment été réduits en cendres. Toutefois, trois des murs extérieurs de l'immeuble ainsi que le toit ont été sauvés.

Lire aussi: Incendie à North Hatley : la SQ mène l’enquête

« On ne peut pas dire que c'est une perte totale même si les dommages sont assurément supérieurs à 100 000 $, indique Brian Patterson, directeur des opérations du Club North Hatley. Mais plusieurs de nos membres, qu'ils habitent au Canada ou dans l'est des États-Unis, ont été attristés par cet incendie. J'ai reçu pas mal de messages de leur part. »

M. Patterson souligne que le bâtiment endommagé par les flammes, qui se trouve directement en bordure du lac Massawippi, abritait un lounge. Les gens du Club North Hatley pouvaient siroter un café et se détendre à l'intérieur de celui-ci.

Sur les terrains du Club North Hatley, on retrouve également deux autres immeubles. Le premier contient une salle communautaire tandis que le second sert principalement de vestiaire pour les membres du club privé.

La cause

Bien que le dossier a été transféré à la Sûreté du Québec, Brian Patterson doute que le feu ait été allumé par une main criminelle. « Ça ne semble pas avoir débuté à l'intérieur, mais plutôt sur le balcon. On a n'a pas de clôture pour empêcher les gens de venir sur notre terrain et les passants ont accès facilement à notre site. Ça peut avoir commencé, par exemple, avec quelqu'un qui prenait une marche sur le bord de l'eau en fumant une cigarette. »

Dans la foulée, le directeur des opérations du Club North Hatley souligne que les activités de cette organisation cessent durant la saison froide. « À ce temps-ci de l'année, on est fermé », remarque-t-il.

Compte tenu des circonstances, M. Patterson confie que le Club North Hatley devra potentiellement recourir à une clôture ou un dispositif quelconque pour empêcher les gens d'entrer sur son terrain lorsqu'aucune surveillance n'est effectuée. « On ne voudrait pas que ça se reproduise », admet-il.

Contacté par La Tribune, le maire de North Hatley, Michael Page, a affirmé que le Club North Hatley obtiendra probablement le droit de rénover son bâtiment incendié, et ce, en dépit de la présence de ce dernier sur la rive. « Je ne peux rien garantir. Mais, en principe, leur droit acquis s'appliquera puisque le bâtiment est encore debout », a-t-il noté.