Selon les informations obtenues par La Tribune, trois des quatre propriétaires touchés par l’incendie du 16 octobre, à Magog, n’ont pas encore pris une décision finale quant à la reconstruction du bâtiment qu’ils possédaient.

Incendie du centre-ville de Magog: reconstruira, reconstruira pas?

Qui reconstruira ? Comment ? Quels commerces renaîtront ? Plusieurs questions importantes demeurent en suspens deux mois et demi après le violent incendie qui a détruit trois immeubles au centre-ville de Magog.

Selon les informations obtenues par La Tribune, trois des quatre propriétaires touchés par l’incendie du 16 octobre, à Magog, n’ont pas encore pris une décision finale quant à la reconstruction du bâtiment qu’ils possédaient.

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Incendie du centre-ville de Magog : la suite se prépare

« Ma décision n’est pas arrêtée encore. Ça se passe bien avec mon assureur, mais les discussions ne sont pas terminées », révèle Louis Plante, un des propriétaires concernés.

Le bâtiment dont M. Plante était propriétaire a été le premier à s’enflammer. Il se trouvait à l’angle des rues Principale Ouest et Deragon. On retrouvait quatre commerces et plusieurs logements à l’intérieur.

« Quand j’ai vérifié avec eux, les propriétaires des commerces qui étaient situés dans mon immeuble avaient le goût de redémarrer au même endroit, si c’était possible. Il faudra donc voir la suite pour en savoir plus à leur sujet », reconnaît l’homme d’affaires.

Advenant qu’il opte pour une reconstruction rapide, Louis Plante sait par ailleurs qu’il devra discuter avec la Ville de Magog. Des travaux d’infrastructure majeurs sont en effet prévus au centre-ville de Magog, en 2019, et ceux-ci transformeront une longue portion de la rue Principale en un énorme chantier routier.

« On veut vraiment collaborer avec les propriétaires des immeubles incendiés, assure à ce sujet Nathalie Pelletier, conseillère municipale et présidente du comité de revitalisation du centre-ville de Magog. On est prêt à les laisser faire leurs travaux l’été prochain malgré qu’on sera en train de refaire la rue Principale et ses trottoirs. »

Notons que la Ville de Magog possédait un des trois immeubles rayés de la carte, le 16 octobre dernier, et elle n’a toujours pas annoncé la reconstruction de celui-ci. Seul le propriétaire de l’immeuble qui abritait le magasin Vogue, Pierre Voyer, a rapidement affiché sa détermination à rebâtir. 

L’avenir de la Lichette

Fréquenté par de nombreuses familles en saison estivale, le bar laitier La Lichette était pour sa part situé au rez-de-chaussée du quatrième immeuble, le seul à ne pas avoir été entièrement détruit.

« Le logement qu’on habitait, ma conjointe et moi, était au troisième étage et il a été ravagé par les flammes. Notre bar laitier n’a pas été endommagé par le feu, mais l’eau et la fumée qui ont pénétré à l’intérieur, le jour de l’incendie, ont causé de très lourds dommages. En résumé, on a tout perdu et on est obligés de recommencer à zéro », confie Luc Tétreault, copropriétaire de La Lichette.

M. Tétreault attend impatiemment de savoir quel dédommagement sa conjointe, Marie-Josée Leduc, et lui-même obtiendront de la compagnie qui assure leur commerce.

« L’attente, c’est ça le plus dur. On est des gens positifs et on a de l’aide. Par contre, ce n’est pas tous les jours facile. On est constamment en réflexion. C’est une situation difficile », note-t-il.

Le couple souhaite relancer son commerce. Toutefois, il ignore dans quels locaux il l’installerait. « Si le bâtiment où on était est rebâti, on pourrait le placer au premier étage de celui-ci. Un déménagement dans des locaux autour de notre ancien emplacement est aussi possible, mais on ne voudrait pas trop s’éloigner. On aime le secteur où on était. »