Un violent incendie a complètement détruit une ancienne meunerie située au coeur de la municipalité de Saint-Pie.

Incendie dans une ancienne meunerie: scène de désolation à Saint-Pie

Des tisons de la grosseur d’une balle de tennis. Des flammes qui atteignent une hauteur de 300 pieds. L’incendie, qui a ravagé une ancienne meunerie à Saint-Pie, a entraîné des dizaines d’évacuations, mercredi, et a causé des dommages évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars. L’enquête a été confiée à la Sûreté du Québec.

La scène était désolante quelques heures après le violent brasier qui a éclaté dans le vaste bâtiment de la rue Roy érigé au coeur de la municipalité. Des tisons recouvraient la chaussée, les terrains et même des résidences situées dans un rayon d’un demi-kilomètre carré de l’ancienne meunerie.

Le recouvrement extérieur de plusieurs maisons a été endommagé par les tisons, mais aussi par la chaleur qui se dégageait du brasier. «Les gens arrosaient leur maison», décrit Malorie Piché, qui habite dans le secteur. La femme, qui est aussi propriétaire de Nutrition animale St-Pie, était jusqu’à tout récemment une des locataires du bâtiment détruit par l’incendie. Elle utilisait toujours un espace pour entreposer des grains et différents articles.

Le bâtiment était aussi occupé par un commerce d’emballage de litières pour chat et servait de lieu d’entreposage pour de nombreux commerçants, notamment un maçon. Le brasier a tout ravagé.

Le directeur du Service des incendies de Saint-Pie, Sylvain Daigneault, explique que le bâtiment était complètement embrasé à l’arrivée des pompiers.

Des flammes visibles à des kilomètres

Lorsque les pompiers ont été alertés de l’incendie, vers 21h, les flammes ravageaient déjà une grande superficie du bâtiment.

«À notre arrivée, le feu était déjà monté dans la tour qui fait 135, 150 pieds. C’est un incendie qui a pris rapidement, et s’est propagé rapidement, affirme Sylvain Daigneault, le directeur du Service des incendies de Saint-Pie. Quand on est arrivé, c’était tellement immense, c’était tellement généralisé qu’on a eu de la difficulté à trouver le point d’origine.»

Les flammes atteignaient une hauteur de 300 pieds. Elles étaient visibles à des kilomètres à la ronde dans plusieurs municipalités voisines. La tour a d’ailleurs fini par s’effondrer.

«En sortant sur mon balcon, je sentais la chaleur», raconte Richard Marin, qui habite à environ 400 mètres du sinistre. 

«Le recouvrement a chauffé, a fait savoir Kevin Larose, propriétaire d’un immeuble locatif situé juste à côté de l’ancienne meunerie. Et j’ai environ un pied et demi d’eau dans le sous-sol parce que l’électricité a été coupée, donc la pompe n’a pas fonctionné.»

Les pompiers, aidés par les policiers de la Sûreté du Québec, ont évacué les occupants d’une quinzaine de résidences par mesure préventive. Ils ont été relocalisés temporairement vers le centre d’hébergement qui a été ouvert en urgence à l’école primaire de la municipalité.

Pendant plusieurs heures, au moins 75 pompiers en provenance de plusieurs services ont combattu le brasier. Le réseau d’aqueduc a vite été saturé en raison de l’importante quantité d’eau utilisée pour éteindre le brasier. Les pompiers se sont même approvisionnés dans la rivière Noire. Une pelle mécanique a été mise à contribution pour tasser les débris et permettre aux pompiers d’éteindre tous les foyers d’incendie.

L’enquête pour établir la cause du brasier a été transférée aux policiers, jeudi. Des enquêteurs et techniciens en scène d’incendie ont été saisis de l’affaire. 

Les dommages pourraient grimper à plusieurs centaines de milliers de dollars. À elle seule, la propriété est évaluée à plus de 250 000 $ selon le registre foncier de la municipalité consulté par La Voix de l’Est.