Une équipe complète d’experts d’Hydro-Québec est venue au Centre sportif Mégantic, mercredi, pour une activité « portes ouvertes » en lien avec le Projet d’interconnexion Appalaches-Maine. De gauche à droite: Lynn St-Laurent, porte-parole, Jean-Pierre Tardif, conseiller en communication scientifique à l’Institut de recherche, à l’arrière, Nicolas Tremblay, chef de projet, et Dr Michel Plante, médecin-conseil en protection de la santé publique, tous chez Hydro-Québec.

Hydro à la phase de peaufinage pour le projet d'interconnexion Appalaches-Maine

En décembre 2018, toute une équipe d’Hydro-Québec tenait deux journées « portes ouvertes » à Lac-Mégantic pour déterminer le meilleur tracé pour le projet d’interconnexion des Appalaches-Maine, en prévision de la construction de la ligne de transport d’électricité pour le plus gros contrat de toute l’histoire d’Hydro-Québec, afin d’alimenter l’État du Massachussetts, à partir de 2022, un contrat d’une valeur de 10 milliards $ sur 20 ans.

La même équipe impressionnante comptant plusieurs experts, biologistes, ingénieurs, environnementalistes, spécialistes de l’immobilier, etc. récidivaient ce mercredi, au Centre sportif Mégantic (CSM), afin de rencontrer la population intéressée à poser des questions sur le projet, mais dans une phase bien différente de tracé retenu, pouvant encore être peaufinée.

« Notre but ultime, c’est de préparer le meilleur projet possible. C’est pourquoi nous allons effectuer dans les mois qui viennent des travaux environnementaux et techniques afin de demander les autorisations réglementaires et préparer adéquatement les activités de construction. C’est encore possible d’apporter des ajustements de fin de parcours, quand nous rencontrons les propriétaires des terrains où nous allons installer les pylônes pour le transport de cette électricité », admet la porte-parole d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent.

Le projet sur le territoire québécois consiste à la construction d’une nouvelle ligne de 320 kv, d’une longueur de 103,4 km, à partir de Saint-Adrien-d’Irlande, soit 40 km sur le territoire de la MRC des Appalaches, jusqu’au point de traverse de la frontière canado-américaine, sur le territoire de la Municipalité de Frontenac, après avoir traversé la MRC du Granit sur 63,4 km. Le tracé implique le passage sur les terrains de 220 propriétaires, dans 11 municipalités. De plus, la nouvelle ligne va longer l’emprise d’une ligne existante de 120 kv sur une bonne distance, minimisant l’aménagement et la coupe d’arbres nécessaires.

« Les accords avec les propriétaires pour les conventions d’accès à leurs terrains, pour recueillir les données nécessaires aux études géo-techniques, l’arpentage, l’inventaire des cours d’eau, les stratégies de circulation, le relief, etc. sont pratiquement complétés et obtenus », signale l’ingénieur de projet, Philippe Messier. « Notre but, dans la mesure du possible, c’est de longer les lignes de lots. Nous allons payer des droits de servitude aux propriétaires impactés par le passage de la ligne. »

Les citoyens de la MRC du Granit pouvaient rencontrer l’équipe d’Hydro-Québec pour l’obtention de réponses à leurs questions, ou pour demander, par exemple, qu’un pylône soit déplacé légèrement pour des raisons reliées aux activités des propriétaires. Par ailleurs, des audiences du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) seront également tenues en marge de ce projet majeur.

« Nous avons une très bonne collaboration des gens du milieu et des représentants des autorités, des groupes, des partenaires des secteurs économique, touristique, des élus, etc. C’est très fort. Nous pouvons partager efficacement beaucoup d’informations, ce qui est très motivant. L’échéancier du projet prévoit plusieurs phases, dont l’obtention des autorisations d’ici l’automne 2020, pour une construction de la ligne à l’hiver 2021 et une mise en service à la fin de l’automne 2022 », a conclu Lynn St-Laurent.