Huit jours de 30 degrés et plus en juillet

Avec ses huit jours de plus de 30 degrés, juillet 2018 passera pour un mois exceptionnel.

Habituellement, on vit en Estrie deux jours de plus de 30 degrés durant le huitième mois de l’année en Estrie.

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Tout le monde a encore en mémoire la longue canicule meurtrière du début de juillet.

Malgré ce tout temps chaud, la moyenne des températures est de 22 degrés à Sherbrooke, non loin des 19 degrés de la normale. «Les températures de nuit ont tiré la moyenne vers le bas», constate Simon Legault, météorologue chez Environnement Canada.

«Même s’il y a eu des jours très chauds au début du mois. Il a fait chaud et début et on a gardé les températures élevées le jour par la suite.»

C’est d’autant plus vrai si on isole les maximums. Il a fait presque 28 (27,9)  degrés en moyenne le jour alors que la normale est de 25 degrés, mentionne M. Legault.

Selon lui, juillet 2018 ressemble à celui de 1921. Il avait fait aussi en moyenne 22 degrés. Mais on avait compté 16 jours de 30 degrés en plus.

«Juillet 2018 a été tout un contraste avec celui de l’an dernier, ajoute le spécialiste. Nous n’avions pas connu de journée de 30 degrés et plus et il y avait eu beaucoup de pluie.»

Justement, malgré ce qu’on pourrait penser, la pluie a été assez présente durant les 30 derniers jours. Il est tombé 126 millimètres de précipitation liquide. La normale pour le mois de juillet en Estrie est de 125 millimètres, fait remarquer le météorologue.

«Nous sommes dans les normales, mais il faut dire que la région a reçu 70 millimètres en trois jours. C’est comme la moitié des précipitations du mois», dit-il.

«Il a eu des coins plus secs au Québec, comme en Gaspésie et dans la région de Montréal.»