Hôtel de ville de Compton: un contrat de 3,4 M$ accordé

COMPTON – Les membres du conseil municipal de Compton ont adopté une résolution octroyant le contrat de reconstruction de l’hôtel de ville à Construction Longer Inc. pour un montant de 3 437 711$. Ces travaux incluent la démolition du bâtiment actuel et du duplex adjacent, ainsi que la construction du nouvel hôtel de ville.

Des rencontres de démarrage auront lieu au cours des prochains jours avec l’entrepreneur général pour planifier les travaux qui devraient débuter au cours des prochaines semaines.

«Notre directeur général rencontrera le promoteur sous peu pour déterminer l’échéancier des travaux, on aimerait commencer la démolition durant le mois de juin pour que ça soit fait avant les vacances de la construction, affirme le maire Bernard Vanasse. On pourrait ensuite se lancer dans la construction au retour des vacances et progresser jusqu’à ce que l’hiver s’amène. La fin des travaux est prévue au printemps 2020.»

Cette résolution fait suite à la réception d’une lettre de promesse de subvention signée par la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, le 10 juin passé. Il s’agissait de la dernière approbation nécessaire pour procéder à l’octroi du contrat.

«La subvention fait toute la différence. Sans elle, Compton ne pouvait pas avoir un nouvel hôtel de ville. Il y a maintenant 10 ans que le bâtiment de l’hôtel de ville fait couler de l’encre. Je suis fier de pouvoir enfin conclure cette saga avec un aussi beau projet.»

Quant à la demande d’appel d’Action citoyens(nes), le jugement rendu par le Juge Ouellet a conclut que la demande d’injonction interlocutoire ainsi que la demande introductive d’instance sont abusives. L’appel n’a donc pas pour effet de suspendre l’exécution du jugement. La municipalité peut donc continuer ses démarches malgré la requête pour permission d’appeler du jugement par le groupe.

«Les chiffres avancés par Compton ont toujours été ceux qui nous étaient fournis par les experts, poursuit le maire. On a fait preuve d’une approche méthodique qui vise à obtenir toutes les informations pertinentes avant de prendre la décision d’engager les deniers publics.»

«On ne croit pas qu’Action citoyen(nes) va arrêter ses démarches, mais le groupe a de moins en moins d’emprise. Quand tous les juges sont unanimes et que toutes les étapes sont faites, on se doit d’aller de l’avant avec le projet.»

Toujours à l’offensive

Déterminé à se battre jusqu’au bout, le président d’Action citoyen(nes) Denis Loubier a réagi à cette annonce, disant que rien n’est coulé dans le béton tant que la subvention n’est pas reçue dans les coffres de la municipalité.

«Les ministres disent souvent eux-mêmes qu’une promesse, ce n’est pas un engagement. De plus, depuis l’arrivée en poste de François Legault comme premier ministre, les ministères ne sont pas censés pouvoir donner des subventions quand les dossiers sont toujours en cour. Je crois que la municipalité bluffe en annonçant l’obtention de la subvention.»

Il soutient que si le processus légal vient qu’à donner raison à son collectif, la municipalité sera prise pour financer dans son entièreté le projet, ce qui pourrait causer des problèmes si l’ancien hôtel de ville est démoli.

«Comme la subvention n’a toujours pas été accordée officiellement et que le dossier est toujours en cour, qu’est-ce qui va arriver si on obtient gain de cause et que les travaux sont déjà commencés?, questionne M. Loubier. Ils vont prendre l’argent où pour réaliser ce projet des plus coûteux?»

Des développements dans le dossier, particulièrement en ce qui a trait à la date prévue pour le début des travaux, vont assurément être divulgués au cours des prochaines semaines.