La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, et la présidente de la Commission des finances de la Ville de Magog, Diane Pelletier, se montrent satisfaites du budget 2019 de leur municipalité, malgré la hausse de taxes supérieure à l’inflation qui sera refilée aux contribuables.

Hausse supérieure à l’IPC à Magog

MAGOG — La hausse de taxes moyenne à laquelle les contribuables de Magog seront confrontés en 2019 sera à nouveau supérieure à l’Indice des prix à la consommation (IPC), une donnée qui chiffre l’inflation.

En 2018, une large partie des contribuables magogois ont vu leur compte de taxes augmenter de plus de 3,5 pour cent. La hausse sera moins importante l’an prochain, mais il est néanmoins question d’un bond de 3,35 pour cent pour une maison de valeur moyenne, branchée à l’aqueduc et au réseau d’égout, alors que l’IPC en octobre demeurait sous la barre des 2,5.

Le budget de la Ville de Magog prévoit des revenus et des dépenses de 55 954 100 $. Une somme de 2,5 millions $ provenant d’Hydro-Magog sera notamment utilisée pour assumer une partie des charges.

La municipalité a prévu dépenser davantage d’argent en 2019, comparativement à 2018. En effet, le budget 2018 anticipait des revenus et dépenses de 54 205 700 $.

Le taux de taxation qui sera en vigueur l’an prochain, pour les immeubles résidentiels de cinq logements et moins, a été fixé à 0,761 $ par tranche de 100 $ d’évaluation foncière.

Pour les bâtiments commerciaux, le taux de taxation se situera à 2,104 $ par tranche de 100 $. Celui qui s’appliquera aux immeubles agricoles sera de 0,721 $ tandis qu’il atteindra 2,690 $ dans le cas des bâtiments industriels.

Les propriétaires de maisons construites en « zone desservie » devront débourser 208 $ pour le service d’eau potable. Le tarif lié au réseau d’égout se chiffrera quant à lui à 187 $. Enfin, la collecte des matières résiduelles coûtera 171 $ par résidence.

Le propriétaire d’une résidence de valeur moyenne à Magog, soit une maison de 266 659 $, recevra un compte de taxes de 2595 $, si sa propriété est branchée aux réseaux d’aqueduc et d’égouts. Pour un bâtiment résidentiel de valeur identique en secteur « non desservi », la facture sera de 2290 $.

Du « rattrapage »

Lorsque interrogée au sujet de la hausse moyenne du compte de taxes en 2019, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a reconnu que son administration était en mode « rattrapage ».

« On s’est tiré dans le pied dans le passé en annonçant plusieurs fois de suite des augmentations de taxes sous l’inflation. On voulait bien faire en permettant aux gens de payer le moins cher possible. Mais on ne s’est pas donné de marge de manœuvre et aujourd’hui les hausses sont plus importantes », explique Mme Hamm.

Afin d’engranger de nouveaux revenus, la mairesse de Magog suggère qu’on mise davantage sur le secteur immobilier. « On réalise qu’on ne va pas chercher notre juste part en matière de développement résidentiel », révèle-t-elle.

À ce propos, elle laisse entendre qu’il serait important de doter le secteur d’Omerville d’un réseau d’égouts possédant une capacité de traitement accrue. Cela permettrait de construire davantage de nouvelles résidences dans cette portion de la ville, où le coût des terrains est habituellement moins élevé.