Marie Boivin, nouvelle mairesse d Orford.

Hausse de taxes sous l’inflation au Canton D'orford

Malgré qu’il prévoie des dépenses importantes en voirie et infrastructures, le Canton d’Orford refilera une hausse moyenne de taxes inférieure à l’Indice des prix à la consommation (IPC) à ses contribuables du secteur résidentiel en 2020.

Le Canton d’Orford annonce qu’il dépensera un montant 10 039 516 $ l’an prochain, pour une hausse de 2,8 pour cent en comparaison avec l’année qui s’achève. Ses revenus en 2020 seront équivalents à ses dépenses.

L’an prochain, le taux de taxation qui s’appliquera aux résidences et autres types de logements, dans la municipalité, sera de 0,5940 $ par tranche de 100 $ d’évaluation foncière. Le taux pour les bâtiments non résidentiels atteindra quant à lui 0,8432 $ par 100 $ d’évaluation.

Tous les tarifs connaîtront une hausse en 2020. Ainsi, les propriétaires de maisons branchées aux réseaux d’égouts et d’aqueduc paieront respectivement 127,63 $ et 121,49 $ pour ces deux services. Chacun des propriétaires de résidence en zone résidentielle aura à débourser 167,64 $ pour la collecte des matières résiduelles alors que ceux se trouvant hors du secteur urbanisé auront à verser 190,65 $ pour ce service.

Le propriétaire d’une maison de valeur moyenne, soit 325 580 $, recevra un compte de taxes de 2350,62 $ l’an prochain, si sa résidence est desservie par les réseaux d’égouts et d’aqueduc.

Quant à lui, le propriétaire d’une résidence de valeur moyenne qui ne serait ni rattachée au réseau d’égout ni à l’aqueduc se verra réclamer une somme de 2134,14 $ par le Canton d’Orford.

Afin d’améliorer son réseau routier, le Canton d’Orford entend dépenser 800 000 $ l’an prochain. Il injectera également une somme de 600 000 $ dans le but de remplacer des conduites d’égout dans le secteur Chéribourg et de rénover une station de pompage.

Et ce n’est pas tout, puisque la municipalité a par surcroît l’intention de se doter d’un pavillon communautaire qui pourrait lui coûter jusqu’à 1,7 M $. Ce bâtiment serait érigé sur un terrain voisin du parc de la Rivière-aux-Cerises.

« C’était dans nos engagements de rester sous l’IPC. D’ailleurs, c’est le troisième budget qu’on boucle en respectant cet engagement. On est capable de faire ça parce que nos revenus sont en hausse et que nos emprunts sont en baisse. Entre autres, la taxe de mutation constitue annuellement un bon apport financier et on accueille continuellement de nouvelles constructions », souligne la mairesse d’Orford, Marie Boivin.