Johanne Bouchard, Marc Delisle et Vicki-May Hamm.

Hamm face à deux adversaires

Tout laissait croire que la mairesse Vicki-May Hamm s’acheminait tranquillement vers une réélection par acclamation. Puis, sans qu’on le voit venir, le candidat Marc Delisle est apparu dans le paysage, suivi de Johanne Bouchard, une autre surprise pour les observateurs de la scène municipale à Magog.

Trois candidats souhaitent donc obtenir le poste de maire de Magog en ce début de campagne électorale municipale. Seule Mme Hamm peut se targuer d’avoir de l’expérience en tant que mairesse, mais ses deux adversaires estiment néanmoins avoir eux aussi beaucoup à offrir aux électeurs magogois.

Compte tenu que ses adversaires ont mis du temps avant de sortir de l’ombre, la mairesse sortante pourrait avoir rêvé à une élection automatique à la fin de la période des mises en candidature. Mais elle assure qu’il n’en est rien.

«Je n’ai jamais cru que je serais élue par acclamation, lance Vicki-May Hamm. C’est rare dans les villes de la taille de Magog qu’un maire obtient un mandat sans avoir à affronter au moins un adversaire.»

Quoi qu’il en soit, Mme Hamm ne propose pas de grands changements aux Magogois cette fois-ci, cela parce qu’elle estime avoir imprimé sa marque depuis qu’elle a battu l’ancien maire Marc Poulin en 2009.  «Mes engagements s’inscriront dans la continuité et seront surtout liés à l’environnement, la famille, le développement économique et la gouvernance», révèle la femme de 47 ans.

Ses opposants

Ingénieur à la retraite, Marc Delisle est forcé d’admettre qu’il n’a pas d’expérience en politique municipale. Mais il croit malgré tout qu’il serait rapidement fonctionnel, advenant son élection. «Les rouages de la municipalité, je les apprendrais vite, soutient-il. En plus, je sais très bien comment gérer des gens et des projets. J’ai fait ça toute ma vie. »

S’il est élu le 5 novembre prochain, M. Delisle n’a pas l’intention de retourner l’hôtel de ville sens dessus dessous. «Je ne remettrai pas tout en question. Il y a des dossiers dans lesquels je voudrai agir, c’est sûr. Et je verrai les surprises que j’aurai en arrivant en poste », dit l’homme de 64 ans.

Le candidat indique que le dossier du stationnement au centre-ville l’interpelle particulièrement. «On parle d’enlever des places de stationnement. Pourtant, on retrouve de nombreuses personnes âgées à Magog et, en plus, ce n’est pas nécessairement pratique pour plein de clients d’avoir à marcher pour se rendre chez certains marchands et professionnels. Il faut repenser à tout ça.»

La troisième candidate admet pour sa part que, « mathématiquement», Vicki-May Hamm part probablement favorite. « Elle est en poste et les gens savent qui elle est. Mais, moi, je suis en train de me faire connaître en usant mes souliers », remarque Johanne Bouchard, une femme âgée de 63 ans.

Possédant une longue expérience de gestionnaire, Mme Bouchard mentionne être familière avec le monde des affaires et celui des municipalités. «J’ai entre autres présidé la Corporation d’expansion économique de Saint-Hubert. Ça m’a permis d’être en contact avec plusieurs intervenants municipaux», relate-t-elle.

La première femme élue au conseil tire sa révérence

Première femme de l’histoire à avoir obtenu un siège au conseil municipal de Magog, Denise Poulin-Marcotte est désormais à la retraite après 23 années passées à siéger à titre de conseillère.

Lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal de Magog, la mairesse Vicki-May Hamm a tenu à rendre hommage à Mme Poulin-Marcotte. Une gerbe de fleurs a notamment été remise à la conseillère en présence de plusieurs membres de sa famille, dont l’ex-maire Marc Poulin.

«Elle a fait beaucoup de bénévolat au fil des ans avec nous, a souligné Mme Hamm. Elle a été très active et n’a pas eu peur de défendre ses idées. Elle a représenté avec détermination les concitoyens de son district et a toujours été proche d’eux. Du fond de notre cœur, ma chère Denise, on te souhaite une bonne retraite et on te remercie pour toutes ces années à t’impliquer activement dans notre communauté.»

La conseillère municipale a pour sa part mentionné que «la politique était une passion» pour elle. «Merci à tous mes électeurs qui m’ont fait confiance pendant six mandats. C’est quelque chose… Je suis fière de ce que j’ai accompli et de ce qui va se faire encore au conseil», a-t-elle déclaré.

Denise Poulin-Marcotte n’est pas la seule à quitter le conseil municipal de Magog cet automne. En effet, les conseillers Steve Robert et Pierre Côté ont également annoncé qu’ils ne se présenteraient pas aux prochaines élections. Robert Ranger, Jean-Guy Gingras, Nathalie Pelletier, Diane Pelletier, Yvon Lamontagne, Nathalie Bélanger et Jacques Laurendeau souhaitent pour leur part continuer à siéger.

Dans le district numéro un de la Ville de Magog, Robert Ranger affrontera Georgianne Gagnon et Jean-François Rompré. Dans le district deux, Bertrand Bilodeau et Renaud Légaré se feront la lutte. Yvon Lamontagne aura pour opposant Gino Gaudreau dans le trois. Michel Bombardier et Samuel Côté croiseront le fer dans le quatre. Nathalie Bélanger et Rock Gaudreau batailleront dans le cinq. District six: Emmanuel Bouchard, Diane Pelletier et Stéphane Boudreau. Sept: Nathalie Pelletier, Claude Bolduc et Jean-Guy Gingras. Puis, dans le huit: Olivier Tremblay, Jacques Laurendeau et Steeve Cloutier.