Grève du transport scolaire: plus de 11 000 élèves touchés

À quelques jours du déclenchement possible d’une grève dans le secteur du transport scolaire la semaine prochaine, les commissions scolaires de la région annoncent que leurs écoles demeureront ouvertes.

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a reçu un avis du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN (FEESP) concernant le déclenchement d’une grève nationale le 15 mai 2018.

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Si la grève a lieu, le transport scolaire sera annulé, mais les écoles demeureront ouvertes, de même que les services de garde. Le scénario est le même chez  les commissions scolaires des Sommets et des Hauts-Cantons.

«Pour les élèves dont le transport scolaire est annulé, les parents devront donc prendre les mesures nécessaires pour transporter leur enfant à l’école le 15 mai prochain», avertit la direction de la CSRS.

«La CSRS rappelle aux parents d’être prudents aux abords des écoles, car la circulation sera plus dense. Elle a d’ailleurs sensibilisé le Service de police de Sherbrooke (SPS) pour assurer une vigilance accrue.
Par souci de sécurité, la CSRS recommande également aux parents de faire du co-voiturage si cela leur est possible.»

Afin de savoir si la grève aura lieu, les commissions scolaires invitent les parents à consulter leur site internet ou leur page Facebook, où l’information sera mise à jour en continu.

Six jours de grève

Rappelons que les conducteurs d'autobus scolaires de la région ont voté en faveur de six jours de grève à tenir au moment jugé opportun.

Des élèves des secteurs de Sherbrooke, Coaticook, Windsor et du Haut-Saint-François pourraient se retrouver sans transport scolaire d'ici la fin des classes. Au total, 11 700 jeunes seront privés de transport par autobus dans les commissions scolaires des Sommets et des Hauts-Cantons en plus de ceux de la CSRS. 

À la Commission scolaire des Sommets, on précise que des parcours d’autobus de six écoles primaires et des deux écoles secondaires seront touchés par l'éventuel débrayage. 

Ce mouvement fait suite à la manifestation tenue à basse vitesse par des conducteurs d'autobus, en février dernier à Sherbrooke, dans le but de faire sentir leur volonté d'obtenir de meilleures conditions de travail. Ces conducteurs d'autobus scolaires affiliés à la CSN Estrie demandent au gouvernement de hausser le financement du transport scolaire.

Récemment, quatre unités syndicales ont voté à 100 pour cent pour la grève. Dans un cinquième syndicat, le résultat a été presque aussi unanime, avec un oui à 95 pour cent.