Gilles Bélanger, député d'Orford, devant l'École Montessori Magog.
Gilles Bélanger, député d'Orford, devant l'École Montessori Magog.

Gilles Bélanger propose une maison des aînés à Magog

MAGOG - Jamais à court d'idées, le député d'Orford, Gilles Bélanger, n'a pas tardé à s'avancer pour obtenir une maison des aînés à Magog. Il propose ainsi d'implanter ce type d'hébergement pour personnes en perte d'autonomie sur un terrain situé l'angle de la rue Principale Ouest et du chemin Roy.

S'étendant sur une superficie de quatre hectares, le terrain en question appartient à l'École Montessori Magog. L'établissement scolaire privé occupe une partie du terrain, mais une large portion de celui-ci demeure disponible.

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Gilles Bélanger a déjà été à la tête de l'École Montessori Magog, qui est depuis devenue la propriété d'un organisme à but non lucratif. Il rêvait notamment de voir des résidences pour les élèves être ajoutées à l'arrière de l'école.

« Les résidences pour les élèves ne se construiront pas et le développement du volet secondaire se fait à Orford, finalement. Il y a donc de la place sur le terrain de l'école pour construire une maison des aînés. C'est un endroit intéressant pour ce genre de projet parce que le marais de la Rivière-aux-Cerises et la plage des Cantons sont tout près », fait valoir M. Bélanger.

Dans la foulée, le député d'Orford mentionne que la proximité de l'établissement scolaire constituerait également un avantage. « On créerait une synergie entre les générations. Les aînés verraient de la vie autour d'eux durant la journée. Mais le soir, ce serait tranquille parce que les élèves seraient absents », souligne-t-il.

Directrice de l'École Montessori Magog, Sylvie Desrosiers se montre favorable à l'idée de Gilles Bélanger. Elle remarque d'ailleurs que son établissement envoie régulièrement des enfants visiter des personnes aînées.

« Je trouve que le concept de maison des aînés est super bien. Je veux travailler le dossier pour être en mesure de présenter un projet. J'ai déjà parlé de mon idée avec la ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, et elle l'a trouvée vraiment intéressante », révèle le député d'Orford.

M. Bélanger note par ailleurs avoir commencé à discuter avec des « opérateurs de résidences pour aînés » afin de vérifier s'ils auraient de l'intérêt à s'impliquer dans le projet qu'il caresse.

À l'étude

D'après les informations obtenues, les « travaux de planification entrepris par le ministère de la Santé et des Services sociaux, relativement à l'implantation des futures maisons des aînés, sont entre autres basés sur l'analyse et l'étude des profils sociodémographiques des différents milieux et du vieillissement de la population ».

« L'annonce de la répartition régionale des places se fera en temps et lieu lorsque les différents paramètres externes seront connus de manière plus précise. De plus, c'est la Société québécoise des infrastructures qui agira à titre de gestionnaire de projet. Les projets de construction liés aux nouvelles places seront autorisés d'ici mai prochain », indique Félix Massé, conseiller en communication au CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

Des centaines de nouvelles places en maisons des aînés seront ajoutées à travers la province. Elles permettront à des personnes en perte d'autonomie de vivre dans un milieu plus accueillant, en comparaison avec l'environnement offerts par les traditionnels centres d'hébergement et de soins de longue durée.