Le député de Saint-François Guy Hardy : « Les gens qui choisissent de s’établir à Compton le font pour plusieurs raisons : la qualité de vie, conciliation travail-famille et la proximité des services. Avec cette fermeture, c’est plusieurs familles qui doivent revoir leur organisation complète. »

Garderie Coco Rico: Hardy reconnaît le manque de places

Le député de Saint-François Guy Hardy a rencontré les parents des enfants fréquentant la garderie Cocorico de Compton à ses bureaux de comté jeudi. Il a déclaré son intention de porter leur cause à l’attention de ses collègues à Québec, reconnaissant qu’il n’y a pas assez de places dans les garderies avoisinantes.

« Je représente les citoyens de Saint-François jusqu’au 1er octobre prochain et j’ai bien l’intention de porter leurs voix auprès de mes collègues à Québec », assure-t-il d’emblée. « Je n’ai pas hésité à le faire dans d’autres dossiers et j’ai l’intention de le faire également dans celui-ci. J’ai à cœur le bien-être des enfants et des familles de la MRC de Coaticook. »

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Fermeture d'une garderie illégale à Compton

Sans offrir de solutions concrètes quant à l’accompagnement des parents lors du processus de relocalisation de leurs enfants dans de nouveaux milieux de garde, M. Hardy reconnaît qu’il n’y a pas assez de places sur le territoire de Compton. « En ce moment, 120 enfants seraient sur la liste d’attente pour une place au Centre de la petite enfance Les Trois Pommes à Compton. Avec la fermeture de Cocorico, nous pouvons en rajouter une trentaine à cette liste », déplore-t-il.

Touché par l’attachement de ces familles envers ce service de garde, il a plaidé « travailler fort avec eux pour que l’on tienne compte de leurs besoins. »

« Les gens qui choisissent de s’établir à Compton le font pour plusieurs raisons : la qualité de vie, conciliation travail-famille et la proximité des services. Avec cette fermeture, c’est plusieurs familles qui doivent revoir leur organisation complète. Certaines familles du milieu agricole se demandent comment ils arriveront à concilier leurs horaires atypiques avec leur vie familiale », conclut le député.

Rousseau pose des questions

De son côté, le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, conteste l’urgence du délai d’évacuation. « Comment se fait-il que la garderie Cocorico ait pu opérer pendant 13 ans sans problème, avec un permis de la ville et à la connaissance de Revenu Québec, mais que du jour au lendemain il soit urgent de la fermer avec à peine 30 jours d’avis? » soulève-t-il. « Certes, une telle garderie doit avoir un permis et c’est le rôle du ministère de lui rappeler. Pourquoi ordonner une fermeture si rapide? »

Il invite aussi le gouvernement à prendre des engagements concrets quant à l’accompagnement des parents au cours de la relocalisation de leurs enfants.