À l'avant de la photo, on aperçoit la famille Guindon, composée de Gilles, Mélanie et Lucie, propriétaire de GLM Mon Safran. Les membres de la famille Guindon sont accompagnés de Gabriel Nadeau-Dubois et Colombe Landry, coporte-paroles de Québec solidaire.

Gabriel Nadeau-Dubois visite GLM Mon Safran

La diversification de l'agriculture passe par un meilleur accompagnement des producteurs qui sortent des sentiers battus, estime le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.
Dans le cadre de la 9e Virée solidaire du parti à Richmond, le député de Gouin s'est arrêté samedi chez les producteurs de safran GLM Mon Safran dans le 6e rang de Saint-François-Xavier-de-Brompton, où il a participé à une rencontre en compagnie de 45 personnes.
Cette année, les discussions tournaient autour de l'agriculture. L'arrêt de Québec solidaire à Saint-François-Xavier-de-Brompton était l'occasion d'échanger sur la diversification des produits et de la relève agricole.
Si aucun appui financier gouvernemental n'est prévu pour cette nouvelle production agricole, c'est que la culture du safran est relativement récente au pays. « L'UPA ne reconnaît pas encore ce que nous faisons. Nous avons dû investir de notre poche pour mettre en branle notre safranière et la maintenir vivante. Nous avons appris à coups d'essais et d'erreurs », mentionne Gilles Guindon, copropriétaire de l'entreprise avec sa fille Mélanie et sa conjointe Lucie Lacroix.
Selon Gabriel Nadeau-Dubois, des initiatives comme celle de la famille Guindon manquent de soutien de l'état. « Le problème relève aussi du manque d'investissement en recherche et développement pour diversifier la production agricole. La mentalité des politiques agricoles au Québec veut que le financement profite à un ou deux types d'agriculture par région. Pendant ce temps-là, des initiatives comme GLM Mon Safran restent en marge et ne se développent pas aussi rapidement qu'elles le pourraient. »
Changer la vision
L'aventure de GLM Mon Safran débute en 2015 avec 1000 bulbes. C'est suite à un épisode de l'émission télévisée La Semaine verte que la famille Guindon décide de tenter le coup avec la culture du safran. Trois ans et 11 000 bulbes plus tard, ce projet prend tranquillement de l'assurance. La totalité de la première mouture s'est vendue grâce au bouche-à-oreille.
Pour Québec solidaire, il est important de changer la vision de l'agriculture. En mai dernier, le parti a d'ailleurs adopté son programme en agriculture incluant « des mesures sur l'accompagnement des producteurs agricoles pour améliorer leur qualité de vie et leur assurer une stabilité financière. Souvent leur style de vie est difficile et la relève n'est pas toujours présente à cause de cela », souligne Gabriel Nadeau-Dubois.
Une réalité partagée par Mélanie Guindon, qui se dit heureuse d'avoir eu le coup de foudre pour la production de safran, elle qui ne voulait en aucun cas prendre la relève de la ferme familiale. « Je voulais revenir sur la terre parce que ça fait partie de moi, mais je n'étais pas intéressée à traire les vaches et faire les foins. Je ne voulais pas vivre les difficultés que mes parents avaient vécues. »
La production de safran de Saint-François-Xavier-de-Brompton provient du Crocus sativus lineus. De toute la fleur, seuls les trois pistils sont gardés. Ils sont cueillis à la main un à un avec minutie. « Pour fabriquer un gramme, il faut entre 150 et 175 fleurs. Le reste est mis de côté pour éventuellement en faire des produits cosmétiques, quand la production le permettra », expliquent les propriétaires de GLM Mon Safran.