Futur incertain pour Val-Estrie

L’avenir du Camp Val-Estrie est en suspens depuis que les créanciers des ex-propriétaires ont décidé de mettre le camp en vente. La mairesse souhaite voir une entreprise récréative redonner vie au site de Waterville.

Rappelons qu’Investissement Québec, le principal créancier d’Espaces Jeunesse, a fait prévaloir un jugement émis par la cour en décembre pour prendre possession de la base de plein air estrienne, qui n’opérait plus depuis 2 ans. Le prix de vente est fixé à 900 000 $, ce qui équivaut à la dette contractée par les anciens propriétaires. Ce montant est néanmoins nettement inférieur à sa valeur selon l’évaluation municipale, qui chiffre la valeur de l’ensemble du complexe à un peu plus de 3 000 000 $.

La mairesse Nathalie Dupuis explique qu’un nouveau conseil administratif a été nommé en novembre et que ce dernier s’est affairé à rédiger un plan de relance et un plan d’affaires, sans toutefois convaincre les créanciers. « Le nouveau CA a retravaillé la proposition faite, malheureusement sans succès. Si Investissement Québec décide de vendre, ils vont sans doute vouloir un projet rattaché au divertissement. »

Mme Dupuis ne croit pas qu’un changement de zonage pourrait être accordé aux nouveaux propriétaires. « Le terrain est zoné récréatif-régional et vert en ce moment. C’est un terrain magnifique, on veut s’assurer de conserver ça. On ne veut rien qui va à l’encontre du développement harmonieux de notre ville. La nature, ça fait partie de nos forces ici à Waterville », poursuit-elle.

Rachat par la ville?

La ville réalise le potentiel du camp, sans toutefois pouvoir se porter acquéreur. « C’est beaucoup trop gros pour nos besoins au municipal. Il faut s’assurer que la ville réponde aux besoins des 2000 citoyens qui nous financent et que les investissements les servent. On voit le potentiel pour une entreprise récréative, définitivement, mais ce n’est pas à la ville d’acheter ça. »

Aucune offre d’achat n’a encore été déposée. L’école des Enfants-de-la-Terre, située sur le terrain de la base de plein air, continue ses activités.