Lise Ferland a finalement été remboursée par le service de cartes Desjardins après avoir été victime d’une fraude de plus de 7000 $.

Fraudé de 7000$ à Fortnite: VISA Desjardins rembourse la mère

Tout est bien qui finit bien pour Lise Ferland, qui a été la victime d’un jeune fraudeur, un « ami » virtuel de son fils avec qui il jouait au populaire jeu vidéo Fortnite. Le service de cartes Desjardins a accepté de rembourser l’intégralité des montants débités par le joueur inconnu.

Une entente a été signée vendredi. « Ils m’ont dit qu’ils avaient réévalué mon dossier et ils ont vu que mon crédit était très bon. Peut-être que le battage médiatique y a été pour quelque chose », indique-t-elle.

Il faut dire que, depuis qu’elle a raconté son histoire et celle de son fils Mathis dans La Voix de l’Est, jeudi, le téléphone n’a pas dérougi. Son histoire a fait le tour du Québec et Mme Ferland a accordé des entrevues dans plusieurs autres médias, sensibilisant au passage nombre d’autres parents.

« Je pense qu’on est allé chercher beaucoup beaucoup de personnes. Je ne pensais jamais que ça allait être quelque chose de gros comme ça. »

Rappelons que le jeune Mathis jouait au jeu Fortnite, de l’éditeur Epic Games, lorsque son « ami » virtuel lui a demandé de lui laisser prendre le contrôle de sa session de jeu afin d’accéder à certains « accessoires » qui l’intéressaient. Le garçon de Saint-Joachim-de-Shefford est allé souper et, pendant ce temps, de nombreuses transactions ont été faites sur la carte de crédit de Mme Ferland pour acheter l’équivalent de 7270 $ de produits virtuels dans le jeu. Le jeune fraudeur en a profité pour jouer avec ces ajouts avant de bloquer Mathis de ses « amis ».

Les articles achetés sont toutefois demeurés dans le compte de Mathis.

Malgré le dénouement heureux, « je vais quand même continuer mes recherches avec Epic Games. J’aimerais savoir ce qui s’est passé et en même temps, si Epic Games veut me rembourser, moi je vais rembourser Desjardins par après. On fera une démarche s’il y a quoi que ce soit. »

Arnaque

Le remboursement n’efface tout de même pas l’arnaque. Sa plainte est toujours ouverte à la Sûreté du Québec. « Même si je suis remboursée, c’est toujours une fraude, ajoute Mme Ferland, qui a du mal à comprendre comment un enfant âgé entre 8 et 11 ans, selon le résultat de ses recherches, peut avoir un esprit aussi mal intentionné. Le parent ne le sait peut-être pas que son enfant a fait ça. On n’a pas donné de nom dans l’article. Le parent n’a pas de preuve que ça a été fait parce qu’il n’y a rien sur la PlayStation de l’enfant qui a fraudé. »

Chose certaine, elle utilisera à l’avenir une carte prépayée et installera le contrôle parental sur sa console pour éviter qu’une telle fraude survienne de nouveau.