S’il est élu, le candidat du PLQ dans Sherbrooke, Luc Fortin, favorisera l’établissement d’un train de passagers et de marchandises entre Sherbrooke et Montréal.

Fortin appuie un train de passagers et de marchandises

S’il est élu, le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Sherbrooke, Luc Fortin, favorisera l’établissement d’un train de passagers et de marchandises entre Sherbrooke et Montréal.

Le ministre de la Famille et responsable de la région de l’Estrie en a fait l’annonce, lundi matin.

Luc Fortin donne ainsi son appui au projet du promoteur François Rebello, tout en précisant qu’il devra compter sur un volet commercial afin d’en assurer la rentabilité.

Selon le député sortant de Sherbrooke, Luc Fortin, en fonction des discussions préliminaires qu’il a eues avec le promoteur, il est possible d’envisager « l’instauration d’un train de passagers et d’un train de marchandises sur une même ligne de chemin de fer dans la mesure où les heures de services ne sont pas les mêmes ».

« À la condition qu’il soit démontré que l’ajout du volet marchandises apporte un élément de rentabilité et que tous les autres partenaires adhèrent financièrement au projet, le gouvernement que je représente sera au rendez-vous. J’en prends l’engagement. » Un tel lien permettrait du même coup de diminuer l’empreinte écologique, plaide-t-il.

Celui qui représente Sherbrooke depuis 2014 plaide pour une liaison ferroviaire entre Sherbrooke et Montréal notamment pour améliorer l’attractivité des entreprises, faciliter les déplacements, de même que pour permettre un accès plus facile à l’aéroport et à d’autres grandes artères de la métropole. « Les entreprises veulent rejoindre Montréal plus facilement. »

Il rappelle du même coup que la candidature de Sherbrooke aux Jeux de la francophonie de 2021 a perdu des points en raison de l’emplacement éloigné de l’aéroport. « On veut attirer la main-d’œuvre, il faut pouvoir faciliter les déplacements entre Montréal et Sherbrooke. »

« Pas viable »

Luc Fortin rappelle que M. Rebello a déposé une première mouture de son projet, celui de train de passagers entre Sherbrooke et Montréal. « Un simple train de passagers n’est pas viable. Le ministère des Transports ne recommande pas d’aller de l’avant seulement avec le volet passager », souligne-t-il.

Le projet de train de passagers de M. Rebello est évalué à 90 M$. Le montage financier prévoyait que 38 M$ proviendraient de fonds privés, dont 25 M$ du propriétaire du chemin de fer.

La part des Villes serait de 8 M$, dont 3 M$ sur 10 ans pour Sherbrooke. Québec et Ottawa devraient investir respectivement 18 M$ et 26 M$. M. Rebello a déjà fait valoir que le volet commercial pourrait faire augmenter les coûts du projet. En contrepartie, cette seconde dimension permettrait au projet de se qualifier dans un deuxième programme fédéral de subventions.

Joint par La Tribune pour préciser les coûts de cette deuxième mouture, M. Rebello a fait savoir qu’il n’avait pas soumis les montants exacts à Québec, puisque l’exercice des coûts auprès des municipalités est toujours en cours.

La deuxième mouture, celle incluant le volet commercial, est toujours en analyse selon M. Fortin. « On a bien espoir que l’analyse sera beaucoup plus favorable parce qu’on a des indications préliminaires selon lesquelles il serait rentable si c’était un train de passagers et un train de marchandises. »

« Au lendemain de l’élection, je souhaite que le gouvernement du Québec prenne la pole (...) Ottawa ne donnera jamais tant que la province ne se sera pas engagée », note M. Rebello. Trois partis (le PLQ, le PQ et la CAQ) ont donné leur appui au projet.

M. Rebllo espère que le gouvernement de Justin Trudeau prendra un engagement avant les prochaines élections fédérales, à défaut de quoi il souhaite des engagements fermes dans la campagne prévue en 2019. « Pour pouvoir faire les travaux à l’été 2019, il nous faudrait un engagement du fédéral avant décembre. Il faut entre quatre et six mois pour planifier les travaux. Sinon, nous devrons décaler d’un an. » Avec Jonathan Custeau