Jean-Luc Mongrain est entouré des chercheurs qui travaillent sur les quatre projets de recherche qui ont reçu, mercredi, une aide financière de 50 000 $ chacun, soit Florian Betzinger, Dimitri Ryczko, Pasquale Roberge, Dr Éric Turcotte et Dr André Carpentier.

Fonds Jean-Luc Mongrain : des recherches pour soigner

Le Fonds Jean-Luc Mongrain remet 50 000 $ à quatre projets du Centre de recherche du CHUS, pour un total de 200 000 $. Les troubles anxieux, la régénération des tissus, le cancer du sein et le diabète sont au cœur des projets sélectionnés.

« On parle de projets de recherche en démarrage dans différents créneaux de la recherche fondamentale et de la recherche clinique. Souvent on parle de recherches de chercheurs, ici, on parle de recherches de trouveurs. On subventionne une recherche qui pourra être appliquée. Une recherche qui soignera la population », a souligné celui qui a donné son nom au fonds de la Fondation du CHUS.

Les sommes versées par le Fonds Jean-Luc Mongrain servent de levier et permettent de générer des données préliminaires donnant ensuite accès à des sommes importantes offertes dans différentes compétitions internationales, souligne Dr William Fraser, directeur scientifique du CRCHUS.

Les chercheurs Dimitri Ryczko et Florian Betzinger s’inspirent de la capacité de la salamandre à régénérer ses tissus, voire même de régénérer un de ses membres, pour éventuellement proposer de nouveaux traitements aux personnes ayant subi des blessures à la moelle épinière ou souffrant de dystrophie musculaire.

« Le problème qu’on a chez l’humain, c’est qu’on sait mal régénérer les tissus. Quand on a une lésion de la moelle épinière, on ne peut pas régénérer le système nerveux, car les fibres nerveuses ne repoussent pas. Chez la salamandre, les fibres nerveuses vont repousser et se reconnecter. Cela leur permet, par exemple, de remarcher, sans entrainement, huit semaines après s’être coupé une jambe. Notre recherche vise à comprendre comment la salamandre est capable d’y arriver », note M. Rycsko, ajoutant que ce projet de recherche vise à améliorer la qualité de vie des quelque 80 000 Canadiens qui souffrent de lésion de la moelle épinière.

Autres projets

L’étude menée par le chercheur Dr Éric Turcotte sera une première mondiale combinant deux techniques d’imagerie qui affinera grandement le diagnostic et permettra d’établir des plans de traitements ciblés et personnalisés pour la prise en charge des patientes, améliorant ainsi leur qualité de vie, et, ultimement, leur taux de survie.

Pour sa part, Dr Carpentier souhaite contribuer par ses recherches à identifier et à valider de nouveaux mécanismes sous-tendant les désordres précoces dans le développement du diabète et ses complications cardiométaboliques chez les patients. Pour ce faire, il utilisera l’imagerie moléculaire. Ses objectifs sont de développer de nouveaux outils cliniques afin de prédire plus efficacement le développement du diabète de type 2 et de mieux évaluer les réponses aux nouvelles thérapies émergentes.

Finalement, les recherches de Pasquale Roberge s’intéressent à la thérapie cognitive comportementale afin de contrer les troubles anxieux. « L’intégration de la thérapie cognitive comportementale en première ligne pourrait améliorer l’efficacité, l’équité et l’accès à un traitement éprouvé pour un grand nombre de patients souffrant de trouble anxieux qui n’obtiennent actuellement pas une psychothérapie fondée sur les meilleures connaissances scientifiques », explique la chercheuse.

Rappelons que Jean-Luc Mongrain est associé à la Fondation du CHUS depuis 2003.

« Aujourd’hui, c’est l’occasion de faire saisir aux gens que le Centre de recherche du CHUS est un centre de recherche à vocation nationale et à répercussions mondiales. Ce n’est pas un centre de recherche régional ou un centre de recherche de campagne. Oxford et Cambridge ne sont pas à Londres. Ils sont dans la région d’une grande capitale et cela n’enlève rien à la qualité de la recherche. Les découvertes qui ont été faites et qui sont financées aujourd’hui ont des implications mondiales qui nous positionnent parmi les leaders », a insisté M. Mongrain.