L’entreprise La ligne verte, qui se spécialise dans le verdissement de murs et de toits, mettait de l’avant les avantages d’intégrer un mur de « vivant » dans un espace intérieur.

Foire Écosphère de Magog : le quotidien vert accessible

La Foire Écosphère de Magog tombait à point pour sa quatrième édition. Durant les deux jours qui ont suivi d’historiques rassemblements pour le climat partout dans la province, l’événement invitait gratuitement les Estriens à découvrir des produits et pratiques écologiques qui, en plus d’être « très rentables », comme l’indique son directeur général Éric Ferland, peuvent carrément faire du bien.

« C’est assez incroyable ce qui s’est passé à Sherbrooke et à Montréal » partage M. Ferland, ravi d’avoir reçu samedi la visite de Dominic Champagne, instigateur du Pacte pour la transition et porte-parole de l’événement.

Les tendances et les technologies ont évolué depuis la fondation des Foires Écosphère il y a 15 ans, acquiesce M. Ferland, qui voit le zéro déchet prendre beaucoup d’ampleur, et la construction écologique se rendre de plus en plus accessible. « Qui ne veut pas d’une maison de 2000 pieds carrés qui coûte 200 $ de chauffage par année? », demande le cofondateur.

À l’aide d’une centaine d’exposants et d’une trentaine de conférences, l’événement notamment ouvert aux domaines de la santé, de la mode, de la construction et de l’alimentation était une occasion de s’intéresser à l’impact des choix individuels sur la planète, mais aussi sur soi.

Plutôt reconnue pour verdir des toits, l’entreprise montréalaise La ligne verte démontrait à l’aide de ses murs végétaux que, même dans les environnements intérieurs, le vert peut prendre la place du gris.

Selon Antoine Trottier, président et cofondateur de l’entreprise, ces murs verts sont sollicités par différents types de clientèles, résidentielles ou commerciales, mais à terme, c’est souvent une sensation apaisante que les acheteurs recherchent. « C’est la biophilie (NDLR : l’amour et le besoin du vivant). On en installe par exemple dans des cabinets de dentistes, il y a un effet antistress pour les patients », partage le biologiste de formation.

Différents types de murs végétaux sont offerts par La ligne verte. Certains murs sont construits à partir de palettes de bois recyclées, alors que d’autres sont conçus selon les principes d’hydroponie. L’entretien peut être automatisé au besoin, et les végétaux sont adaptés à l’environnement et aux goûts du client.

« On peut également faire des murs biofiltres. On fait passer l’air du bâtiment directement à travers le mur. C’est ce genre de mur qu’on retrouve dans la maison du développement durable à Montréal. Le bâtiment est toujours en excès de chaleur, donc la température de l’air qui traverse le mur peut passer de 25 °C à 16 °C. Ça réhumidifie l’air également, et ça élimine à peu près 20 % du CO2 qu’il y a dans le bâtiment. »

Heureux cétacés

Jeune couple d’entrepreneurs montréalais, Mathew Binder et Nadia Levitcharsky ont donné naissance à la marque Happy Beluga il y a trois mois en marge de leur carrière respective d’enseignant et de notaire. En plus de verser 1 $ par article vendu au Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), basé à Tadoussac, le couple se spécialise dans les accessoires de mode et produits écoresponsables.

« On est allés dans une exposition et on a trouvé que les produits étaient beaucoup trop chers, partage Mme Levitcharsky, devant une table où le prix des items varie entre 9 et 35 $. On veut que ça devienne un mode de vie accessible, pas juste une mode passagère pour les gens huppés. Si quelqu’un vend des sacs à collation réutilisables et qu’en fin de compte, on se dit qu’on pourrait avoir des sacs de plastique pour trois ans à ce prix-là, ça n’a pas de sens. »

Leur produit favori : des ensembles d’ustensiles de voyage en fibre de paille de blé. « Ils sont bien sûr réutilisables, c’est juste que si quelque venait à vouloir les jeter, ils sont aussi compostables! » se réjouit Mme Levitcharsky.

Le couple est tombé amoureux de cette matière, qui ne serait que toute récente sur le marché. Les entrepreneurs ont même décidé d’en faire des montures de lunettes de soleil, pour accompagner leurs modèles faits de bambou ou de plastique recyclé.