Les deux principaux dirigeants de la Fête des vendanges Magog-Orford, Éric Verreault et Jean-Paul Scieur, souhaitent à tout prix assurer l’avenir de cet événement annuel.

Fête des vendanges: contempler le passé en préparant le futur

La Fête des vendanges Magog-Orford célèbre cette année son 25e anniversaire. Les fondateurs de l’événement auraient difficilement pu prédire que celui-ci deviendrait une activité phare dans le domaine de l’agrotourisme au Québec, mais ils savaient dès le départ que leur projet présentait un potentiel certain.

« Je n’avais pas l’impression au début que ça grandirait autant. Par contre, on savait qu’il y avait du potentiel parce qu’on démarrait ça dans la région Magog-Orford », confie le directeur général de la Fête des vendanges, Éric Verreault.

M. Verreault a travaillé avec les fondateurs de l’événement dans les années 1990. Toutefois, il n’a pas été associé à ce happening durant une longue période. Il a plutôt décidé d’effectuer un retour aux sources en prenant la barre du rendez-vous annuel plus tôt cette année.

La Fête des vendanges est un projet qui a été initié par le Vignoble Cep d’argent, dont sont propriétaires les frères Jean-Paul et François Scieur encore aujourd’hui.

Selon Jean-Paul Scieur, la décision d’implanter la Fête des vendanges dans la région de Magog a été un choix judicieux, considérant le fort attrait qu’exerce ce secteur sur les touristes. Mais il croit que la localisation de l’événement n’explique pas tout. « On a offert une expérience qui collait aux besoins des gens », estime celui qui agit à titre de président du happening.

D’ailleurs, l’intérêt des Québécois pour les plaisirs de la table n’a cessé de croître au cours des dernières décennies, ce qui a très bien servi le rendez-vous estival.

Quand il replonge dans ses souvenirs, Jean-Paul Scieur se rappelle que 1998 a été une année charnière dans l’histoire de la Fête des vendanges. « Le gouvernement nous a autorisés à vendre notre vin dans les événements, ce qu’on n’avait pas le droit de faire jusque-là. Ça a provoqué l’explosion de la participation à la fête. Les gens n’étaient plus limités à déguster, ils pouvaient acheter », précise-t-il.

L’avenir


Jean-Paul Scieur et Éric Verreault souhaitent tous les deux que la Fête des vendanges poursuive ses activités durant de nombreuses années. Les deux sont toutefois conscients que leur désir ne se réalisera pas sans effort.

« Ça peut aller vite dans l’événementiel, avoue M. Verreault. Il y a parfois des surprises. C’est pour cette raison qu’il faut être à l’affût des tendances et se renouveler continuellement. On doit se dire à chaque édition que c’est la plus importante et se concentrer dessus à fond. »

Le directeur général de la Fête des vendanges laisse également entendre que, à l’occasion, la mission d’une organisation mérite d’être revue. « Dans ma vie professionnelle, j’ai essayé d’élargir des missions pour permettre à des projets de continuer à évoluer. »

Évidemment, une équipe de dirigeants solide et stable constitue un atout quand on désire assurer la pérennité d’un événement. Et mieux vaut avoir un capitaine qui a toujours le feu sacré.

« C’est sûr qu’on travaille en équipe et que je délègue beaucoup aux gens autour de moi. Mais je ne me vois pas quitter demain matin. Cette fête est une passion pour moi et j’ai du plaisir à agir à titre de président. C’est en plus un levier de communication qui aide grandement à faire changer les choses dans notre domaine d’activité. Puis c’est une fierté régionale et provinciale », énumère Jean-Paul Scieur.

La prochaine édition du rendez-vous annuel se tiendra les 1er, 2, 3, 8 et 9 septembre. Des dizaines de vignerons, cidriculteurs, fromagers et producteurs de produits agroalimentaires divers prendront part à celle-ci.