Joanie Fillion, trésorière de la Fondation de l’école Masson, et Véronique Vachon, présidente, préparaient jeudi soir leur kiosque au Festival des gourmands avec leurs enfants, Jacob et Marilou Bégin et William Lemelin, tous des élèves de l’école Masson de Danville.

Festivaliers heureux et organismes reconnaissants à Asbestos

Pour les organismes sans but lucratif de la région d’Asbestos, le Festival des gourmands est l’une des rares sources de financement à leur portée. Même que certains n’existeraient probablement plus sans cette source de revenus unique. C’est pourquoi plusieurs bénévoles n’hésitent pas à mettre la main à la pâte et à se transformer en chefs l’espace d’une fin de semaine.

Le Club de travailleurs d’Asbestos participe au festival depuis plus de 25 ans. Il a d’ailleurs la chance d’occuper deux cabanes, celle des croustilles de patates torsadées et celle des sandwichs à la viande fumée. 

« Après toutes ces années, on maîtrise parfaitement le menu. On a le meilleur smoked meat », affirme Jean-Luc Carrier, président de l’organisme. Car il l’avoue, cela peut être un défi pour plusieurs de passer du côté des cuisines.

« On est un bar social, alors on fait un peu d’argent avec la vente à nos locaux. Mais l’argent gagné au festival nous permet de bien vivre durant toute l’année », estime de son côté Denis Paradis, membre actif du Club des travailleurs qui a aussi déjà fait partie de la direction du regroupement.

Petits nouveaux

À travers les vétérans du festival, il y a aussi les petits nouveaux qui sont bien heureux d’avoir pu mettre la main sur une des cabines, fraîchement repeintes pour la 40e édition. C’est le cas de la Fondation de l’école Masson, une école primaire de Danville.

« On partage en fait la même cabane que Véronic Poisson de la Coopérative de solidarité alimentaire des Sources. Comme ils ne s’occupaient que des déjeuners, elle nous a offert de faire les dîners », explique Véronique Vachon, présidente de la fondation, heureuse de cette entraide entre organismes.

Elle et les bénévoles serviront ainsi grilled cheese et paninis aux gourmands d’Asbestos. 

« On n’avait jamais songé à ce moyen de financement avant, mais c’est une formule intéressante et on est contents d’essayer », ajoute-t-elle.

Pour Patrick Côté, curé de la paroisse Cœur-Immaculé-de-Marie, qui s’occupe du kiosque de guédilles au sanglier, c’est aussi l’occasion de faire parler de l’église « autrement que lorsque les cloches sonnent ».

« C’est une belle ambiance communautaire, c’est beau de voir tous les organismes locaux. C’est le genre d’activités qu’on ne voit pas souvent », constate quant à lui Louis-Philippe Provost en stage à la paroisse afin de devenir prêtre.

« J’aime faire la cuisine, j’aime jaser avec les gens, alors c’est vraiment une fin de semaine agréable », confie de son côté Patrick Côté. Il est aussi heureux de collaborer avec la ferme Lait sangliers des bois de Saint-Camille pour son menu.

Durant la fin de semaine, pas moins de 28 paroissiens bénévoles tenteront de battre la marque des 900 guédilles vendues l’année dernière. 

Rappelons que la Place de la gourmandise est accessible gratuitement durant le Festival des gourmands d’Asbestos jusqu’à dimanche.