Les parents de la trentaine d’enfants qui fréquentaient la garderie privée Cocorico de Compton devront trouver un nouvel emplacement pour leurs enfants alors que le centre de la petite enfance devra mettre un terme à ses activités d’ici un mois, faute de détenir un permis d’opération.

Fermeture d'une garderie illégale à Compton

Les parents de la trentaine d’enfants qui fréquentaient la garderie privée Cocorico de Compton devront trouver un nouvel emplacement pour leurs enfants alors que le centre de la petite enfance devra mettre un terme à ses activités d’ici un mois, faute de détenir un permis d’opération.

Une plainte anonyme a été reçue par le ministère de la Famille en date du 3 mai quant au statut légal de la garderie Cocorico, située sur la route Louis-S. St-Laurent à Compton. La plainte, ne provenant pas d’un parent ayant un enfant à cet établissement, a été traitée immédiatement par le ministère, qui a envoyé des inspecteurs sur place lundi. Ces derniers ont constaté que la garderie opérait sans permis, ce qui explique qu’un avis d’évacuation et de fermeture s’échelonnant sur une durée d’un mois ait été émis sur-le-champ.

« Pour la sécurité des familles, ont se doit de prendre ces cas très au sérieux », a affirmé le ministre de la Famille Luc Fortin en entrevue au 107.7 Estrie mercredi après-midi. « En plus d’être impossible de valider si les services offerts étaient adéquats, faute d’inspection, on ne sait pas si le bâtiment est conforme aux normes non plus. Il y a des questions de sécurité et d’encadrement des enfants qui ne sont pas répondues. On ne peut pas fermer les yeux sur un cas de garde illégale. »

Des parents dans l’embarras
Certains parents se désolent de la décision prise par le ministère de la Famille, alors qu’ils se disent satisfaits des services reçus tout en soulignant la difficulté de trouver un milieu de garde en zone rurale.

« C’est virtuellement impossible de trouver une place en l’espace de deux semaines », explique le père d’un enfant en garde chez Cocorico, Christopher Wellman, sur les ondes du 107.7 Estrie. « Les parents étaient satisfaits des services rendus par le personnel de l’établissement, ce n’est pas un de nous qui a fait la plainte. »

Questionné quant à sa connaissance du statut légal de la garderie par l’animateur Martin Pelletier, l’homme s’en est dit indifférent. « Que la garderie soit légale ou pas, franchement, ça nous importe peu. On ne savait pas qu’ils opéraient sans permise. On était content du service qu’on avait, donc on ne s’en est pas fait avec ça. »

Fortin sympathise
Le ministre Fortin comprend que c’est maintenant les parents et les familles qui vont payer le prix de cette fermeture, mais rappelle que plusieurs garderies sont présentes sur le territoire pour accueillir les enfants de Cocorico.

« On ne remet pas la qualité des services en cause, loin de là. C’est seulement qu’au Québec, toutes les garderies de plus de six enfants ont besoin d’avoir un permis. Cette garderie existe depuis plusieurs années et elle ne s’est jamais procuré un permis. Il y a une liste de l’ensemble des services de garde sur le site du ministère que les parents peuvent consulter pour trouver une place pour leurs enfants. Le territoire est en surplus de place, au moment où on se parle. »

« C’est certain qu’il y a des désagréments pour les parents et les enfants, ce sont elles les victimes là-dedans », convient-il.