Félix Juneau

Félix Juneau déclaré coupable de voies de fait graves

La légitime défense invoquée par Félix Juneau de Windsor a été rejetée par le tribunal.

Le jeune homme de 19 ans a été déclaré coupable, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, de voies de fait graves en utilisant une arme, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

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Le 6 novembre 2016, il a asséné deux coups de bâton de baseball à un invité de sa sœur qui se trouvait dans leur logement de la rue de l’Église à Windsor lui infligeant des blessures graves.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a rejeté la version donnée par Juneau lors de son procès qui s’est déroulé en octobre dernier.

Il a déterminé que la réaction de Juneau lors des événements n’était pas raisonnable écartant la légitime défense.

« Sa version ne peut être crue. Ses réponses permettent de douter de sa sincérité (...) Sa réaction à ce qu’il a cru comme une menace ou une agression est manifestement déraisonnable », signale le juge Dunnigan.

Dans la nuit du 6 novembre 2016, la victime et le cousin de l’accusé sont bruyants et intoxiqués.

Vers 5 h du matin, Juneau se fait réveiller par leurs cris. Il a frappé dans sa porte pour leur dire de cesser de crier.

L’accusé se rend ensuite à la cuisine avec un bâton de baseball.

Lors du procès, Félix Juneau avait affirmé que la peur et la panique avaient pris le dessus sur lui après que la victime lui ait asséné une claque au visage.

Ni son cousin ni la victime ne l’avaient harcelé dans la soirée. Juneau a admis qu’il aurait dû rester dans sa chambre, aller voir sa sœur et appeler le 911.

Il a avoué lors de son témoignage avoir menti et exagéré aux enquêteurs à la suite de l’événement.

Il a mentionné vouloir voulu frapper entre le coude et l’épaule, mais a atteint la victime à la tête.

Félix Juneau a donné un premier coup de bâton de baseball « comme pour envoyer une balle au champ ». Une fois la victime au sol, alors qu’elle râlait par terre, il lui a donné un deuxième coup de bâton.

Me Stéphanie Landry

Détention immédiate refusée

La poursuite a demandé la détention immédiate de Félix Juneau en attendant les observations sur la peine.

La procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry a indiqué au tribunal qu’elle demandera une peine de pénitencier de plus de deux ans.

Son avocat Me Christian Raymond a plaidé que Juneau avait respecté toutes ses conditions de remise en liberté. Il a demandé la confection d’un rapport présentenciel.

Le juge Dunnigan a réitéré les conditions à Juneau et l’a laissé en liberté.

Les observations sur la peine se dérouleront le 23 février 2018.

La victime devrait être entendue lors de cette étape des procédures.

« La victime viendra témoigner des impacts subis à la suite des événements. Il garde des séquelles physiques et psychologiques de ces gestes », a expliqué Me Landry à la sortie du tribunal.

S’adressant à Félix Juneau, le juge Dunnigan lui a demandé de collaborer lors de l’évaluation présentencielle.

« On doit te connaître mieux pour évaluer ta réinsertion sociale. Tu dois être très transparent avec l’agent de probation. Plus il aura d’information, plus il sera en mesure de dresser un portait juste de toi pour que l’on te donne une peine qui représente qui tu es », a indiqué le juge Dunnigan à l’accusé.