Les organisateurs espèrent attirer 50 000 personnes à la 162e mouture de l’Expo Brome.

Expo Brome: 162 ans et toujours d’actualité

L’événement a beau approcher son second siècle d’existence, la 162e exposition agricole de Brome ne semble pas le moins du monde empoussiérée.

Encore cette année, quelques nouveautés s’ajoutent à la programmation, question de pimenter l’expérience, même pour les plus fidèles.

La compétition de lapins, qui existait déjà dans les années précédentes, sera accréditée par la prestigieuse American Rabbit Breeders Association.

Jeudi en début d’après-midi, 250 animaux étaient déjà inscrits.

« J’avoue qu’on a un peu été pris de court, on ne s’attendait pas à un si grand engouement. Sous toute réserve, pour un premier show accrédité, je pense que c’est du jamais vu ! », lance Lee Patterson, chargé de communications et l’un des directeurs du comité administratif de l’événement.

Puisque la compétition sera maintenant reconnue des deux côtés de la frontière, les organisateurs attendent cette année de nombreux éleveurs américains qui accourront à Lac-Brome malgré la complexité des procédures pour dédouaner leurs lapins.

Autre nouveauté, les amateurs d’histoire pourront rassasier leur soif de connaissance à l’intérieur d’une maison traditionnelle où sera exposée une installation retraçant le parcours de l’Expo Brome.

« Ce qui est intéressant, c’est qu’à l’époque la Société agricole du comté de Brome [qui organise l’exposition] était un peu comme une chambre de commerce. Les agriculteurs s’échangeaient les bonnes techniques. Il faut se rappeler que le gouvernement n’encadrait pas l’activité agricole et qu’il était très facile comme producteur de faire faillite », raconte M. Patterson.

Ce dernier souligne que cette mission éducative est encore bien présente aujourd’hui.

« Ça s’illustre avec nos ateliers éducatifs où il y aura des activités pour les enfants, [...] mais également lors des compétitions d’animaux. Par exemple, le juge explique toujours à la foule pourquoi une vache est choisie plutôt qu’une autre ».

L’intérêt toujours présent
Au-delà de la manifestation folklorique, l’exposition agricole répond encore aujourd’hui à un besoin des producteurs selon M. Patterson.

« Je me fais souvent demander pourquoi on juge encore des vaches ou des chevaux, dit Lee Patterson. Il faut comprendre que lorsqu’une vache gagne huit fois dans des compétitions différentes, sa valeur est beaucoup plus élevée si l’éleveur veut la faire accoupler. »

Une chose est sûre, c’est que les statistiques d’achalandage des dernières années démontrent que l’intérêt de la population pour ce rendez-vous agricole est toujours bien présent.

« On espère dépasser les 50 000 personnes cette année. En 2017, on avait attiré 36 000 personnes, mais le week-end était pluvieux. Le record à battre, c’est 48 000 en 2016 », précise le chargé de communications.

La compétition de tir de camion samedi, le spectacle de la formation country ontarienne River Town Saints dimanche et les courses de chevaux lundi devraient contribuer à la popularité de la mouture 2018.

Transition écologique
Sur une note plus négative, les organisateurs avouent éprouver beaucoup de la difficulté à poursuivre le virage écologique entamé en 2015.

« On a encore du travail à faire de ce côté-là. On a un site très grand et on l’avoue qu’il y a eu des échecs dans le passé », soutient Lee Patterson.

Le conseiller municipal explique que les contenants destinés aux matières recyclables étaient trop petits pour la foule présente.

« On peut dire déjà à l’avance que ça ne sera pas la perfection cette année. On va essayer d’améliorer le triage sur le site des matières, mais le souci de l’environnement est là », conclut Lee Patterson.