La députée de Richmond à l’Assemblée nationale, Karine Vallières, se dit « zéro déçue » de ne pas avoir été choisie au sein du nouveau conseil des ministres dévoilé mercredi par le premier ministre Philippe Couillard, même si ce dernier avait clairement indiqué qu’il allait faire une place prépondérante aux femmes et aux jeunes dans son nouveau cabinet.

Exclue du conseil des ministres : Karine Vallières n’avait aucune attente

La députée de Richmond à l’Assemblée nationale, Karine Vallières, se dit « zéro déçue » de ne pas avoir été choisie au sein du nouveau conseil des ministres dévoilé mercredi par le premier ministre Philippe Couillard, même si ce dernier avait clairement indiqué qu’il allait faire une place prépondérante aux femmes et aux jeunes dans son nouveau cabinet.

Âgée de 39 ans, l’adjointe parlementaire du premier ministre Couillard avait en quelque sorte les prérequis établis par le chef libéral. Or, le fait de ne pas avoir reçu d’appel l’invitant à faire partie du cabinet, ne l’a pas déçue, insiste-t-elle, en rappelant la longue et fructueuse carrière de député qu’a connu son père, Yvon Vallières.

« J’ai beau être une jeune députée, j’ai quand même la sagesse et l’expérience de 34 années du père en arrière, dit-elle. J’en ai passé des journées et des soirées à attendre avec mon père dans ce temps-là. Je sais ce que représente l’exercice d’établir un conseil des ministres. J’avais zéro attente », dit-elle.

Selon elle, la couverture médiatique accordée à la formation de chaque conseil des ministres a trop souvent pour effet de diminuer le rôle du député.

« Lorsqu’un député n’est pas nommé au conseil des ministres, on lit dans le journal qu’il est demeuré ‘‘simple député’’. Pourquoi? Est-ce qu’on dit d’un maire qui ne siège pas à l’UMQ (NDLR : Union des municipalités du Québec) qu’il est un simple maire? Ma grande force depuis que je suis députée, c’est de travailler avec tout le monde, peu importe les gens en place (au cabinet). Je parle à mes collègues de mes dossiers et c’est ce qui fait qu’on a de grandes réalisations dans le comté de Richmond », a indiqué la députée libérale.  

Travail-famille-études

D’autre part, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’est dit heureux d’avoir à travailler avec le député de Sherbrooke, Luc Fortin, qui a hérité du portefeuille de la Famille lors du remaniement de mercredi.

M. Proulx estime que lui et M. Fortin ont eu l’occasion de discuter brièvement des deux dossiers qu’ils auront à mener conjointement, à savoir la maternelle 4 ans ainsi que la conciliation travail-famille-études.

« Luc et moi sommes sur la même page lorsqu’il est question d’assurer une continuité entre la petite enfance et notre réseau d’éducation », affirme le ministre Proulx.

« Ce qu’on souhaite à terme, c’est d’avoir des services éducatifs bien implantés et consolidés qui ont une vraie mission éducative, a indiqué M. Proulx. Il faut aussi avoir des maternelles 4 ans pour prendre rapidement en charge les enfants qui, s’ils n’arrivaient qu’en 1re année, seraient en difficultés parce que les écarts sont trop grands. Il y a de la vulnérabilité qu’il faut atténuer.  

« Nous aurons aussi à travailler ensemble sur la conciliation travail-famille-études. Le premier ministre l’a dit, Luc va avoir à prendre des responsabilités à l’égard de ce projet. Nous allons avoir à travailler plusieurs ministres ensemble à définir une offre concrète d’une plus grande conciliation travail-famille-études. Et je peux vous dire que le ministre de l’Éducation entend être autour de la table lorsqu’il en sera question. »