Examen de français: Antidote n'est pas automatique, selon Druide

Difficile de comprendre ce qui est arrivé exactement à l'école secondaire de la Ruche à Magog, où 37 élèves de cinquième secondaire devront reprendre un examen de français pour des raisons liées à l'informatique.
Mercredi, l'entreprise Druide a publié un communiqué pour affirmer que son logiciel Antidote, auquel les 37 élèves auraient eu accès durant un examen de fin d'année, ne peut fonctionner automatiquement, contrairement à ce que certains ont laissé entendre plus tôt cette semaine.
« Druide a toujours eu le souci de ne faire s'activer la correction qu'à travers l'interface propre à Antidote. Plus encore, le correcteur d'Antidote n'applique ses corrections qu'avec l'accord actif de l'auteur, après lui avoir expliqué son raisonnement au moyen d'une bulle explicative ou d'un article détaillé au contenu éminemment pédagogique », fait valoir l'entreprise dans son communiqué.
D'après Druide, si un élève de l'école de la Ruche avait utilisé Antidote durant son examen, il aurait « provoqué l'ouverture de l'interface caractéristique de ce logiciel, très distincte de celle du logiciel Word », ce qui aurait aisément pu attirer l'attention d'un surveillant.
L'entreprise note par ailleurs qu'il serait peut-être possible de savoir si les élèves montrés du doigt ont utilisé ou non son logiciel. Mais il faudrait que les jeunes aient travaillé avec Antidote 9 pour qu'on puisse effectuer les vérifications nécessaires.
« On voudrait offrir notre aide aux personnes impliquées », indique André d'Orsonnens, président et chef de la direction de Druide, visiblement attristé par le sort réservé aux élèves concernés.
Rappelons que, selon les informations obtenues, la décision de faire reprendre l'examen aux élèves provient du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec. Les jeunes en question ont dénoncé cette décision qui les forcera à consacrer plusieurs heures à la préparation d'un second examen de français.