L’usine d’épuration des eaux de la rue de Hatley serait rajeunie et sa capacité de traitement serait accrue, si la Ville de Magog allait de l’avant avec le projet qu’elle a élaboré.

Épuration des eaux à Magog : la facture pourrait grimper à 30 M$

La Ville de Magog a modifié ses plans en matière de gestion de ses eaux usées devant l’insistance du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec. Elle n’a plus l’intention de construire une nouvelle usine d’épuration et entend plutôt accroître la capacité de celle qu’elle possède déjà en bordure de la rue de Hatley, laquelle nécessiterait par ailleurs des rénovations majeures.

Le dossier de l’usine d’épuration des eaux du secteur Omerville a connu une lente évolution au cours des dernières années à Magog. Il était au départ question d’investir huit millions $ pour résoudre les problèmes, puis le coût anticipé a par la suite grimpé à près de 18 M$. On parle maintenant d’une facture possible de « 20 à 30 M$ ».

Il importe de mentionner que la dernière version du projet de la Ville de Magog est davantage complète que la première. Non seulement on résoudrait le cas du secteur Omerville, mais on règlerait du même coup la question du vieillissement de la station de la rue de Hatley.

« L’usine d’épuration de la rue de Hatley a 35 ans et a besoin d’améliorations. C’est une chose qu’on sait depuis un moment. Là, avec le nouveau projet qu’on a présenté, on serait en mesure de faire ça aussi », note Marco Prévost, directeur de l’environnement et de l’aménagement à la Ville.

Dans le cadre du projet à l’étude, une longue conduite serait installée dans le sol afin d’acheminer les eaux usées d’Omerville vers la station de la rue de Hatley.

Rappelons que la station d’épuration des eaux d’Omerville fonctionne à plein régime depuis plusieurs années. Cette situation a empêché ce secteur de se développer au rythme auquel les élus municipaux de Magog l’auraient souhaité.

Une subvention

Récemment, la Ville a reçu une lettre du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation confirmant qu’elle pourra compter sur un soutien financier en provenance du Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU) pour son projet.

« On ne sait pas encore quel montant on aura du PRIMEAU. Pour nous, l’aide du ministère est cruciale parce que, comme plein d’autres municipalités probablement, on n’aurait pas la capacité financière de réaliser un tel projet seule. J’espère avoir des nouvelles avant les fêtes, mais peut-être que ça ira plus à l’hiver prochain », explique Marco Prévost.

Pour obtenir le plus d’argent possible du gouvernement provincial, la Ville doit démontrer que les besoins qu’elle a identifiés sont réels. « Ça prend une démonstration d’admissibilité pour chaque appareil. »

D’après Marco Prévost, la Ville de Magog a par ailleurs prouvé à Québec que la solution globale retenue est la moins dispendieuse, autant pour l’État québécois que pour les Magogois. « Le Ministère a déjà voulu qu’on refasse l’usine d’Omerville, mais on préférait une autre solution », mentionne M. Prévost.