Le grand patron d’Entre cîmes et racines, François-Xavier Berger, espère que l’entreprise qu’il dirige continuera à se développer au cours des prochaines années. Sur la photo, on l’aperçoit en compagnie de ses oncles, Mario et René, copropriétaires de la PME familiale.

Entre cîmes et racines inaugure deux gîtes

L’entreprise Entre cîmes et racines passe à nouveau à l’offensive après une « période de stagnation ». Deux nouveaux écogîtes ont été ajoutés sur ses terrains, à Bolton-Est, et son président-directeur général, François-Xavier Berger, a le regard résolument tourné vers l’avenir.

M. Berger œuvre au sein d’Entre cîmes et racines depuis plusieurs années déjà. Il a cependant joué un rôle plus effacé pendant une longue période, puisqu’il œuvrait dans le domaine de la construction dans la région de Montréal.

« Je fais partie des vieux meubles en réalité, révèle-t-il. J’ai travaillé avec mon grand-père, Bernard, quand il plantait des arbres sur la terre où ont été construits nos écogîtes. Mon implication a par contre longtemps été bénévole. »

Durant les 17 premières années d’existence de la PME, ce sont les trois fils de Bernard Berger, Michaël, René et Mario, qui en ont tenu les rênes. Leur rôle dans les opérations au quotidien est aujourd’hui moins important bien qu’ils continuent à détenir ensemble la majeure partie des actions de l’entreprise d’hébergement.

Approchant la quarantaine, François-Xavier Berger admet sans difficulté qu’Entre cîmes et racines sort d’une période plus difficile. Une nouvelle convention d’actionnaires, récemment signée, devrait cependant favoriser la réussite de la phase de développement qui s’amorce actuellement.

Idéalement, M. Berger aimerait qu’Entre cîmes et racines ajoute un gîte à tous les ans au cours des années à venir. « Le zonage qui s’applique sur nos terres nous permet de nous rendre à 22 écogîtes et on en a 14 présentement. On est par contre en discussion avec la municipalité pour augmenter le nombre autorisé. Ce serait bien, je trouve, si on avait le droit de se rendre à quelque chose comme 32 un jour. »

Voici à quoi ressemble la cuisinette de l’écogîte La Sainte paix.

Les nouveaux gîtes

Les deux nouveaux gîtes construits sur les terres de la PME ont été baptisés Le Seigneur des bois et la Sainte paix. Le premier est une habitation troglodytique, c’est-à-dire construite à même le sol, tandis que le second est une construction entièrement en bois qui rappelle les demeures du début de la colonie.

Entre cîmes et racines possédait déjà deux habitations troglodytiques, dont une qui se nomme le Hobbit. Ces constructions ont jusqu’ici offert une grande visibilité à l’entreprise.

« Notre Hobbit nous a propulsés à un autre niveau, quand on l’a inauguré, et il est encore réservé un an et demi à l’avance, révèle François-Xavier Berger. Les gens sont attirés par ce type de construction parce c’est sous la terre et que le concept les séduit. C’est sûr aussi qu’on a des fans du Seigneur des anneaux qui viennent nous visiter. »

Normalement, le 15e écogîte de l’entreprise sera érigé l’an prochain. Son architecture sera en partie inspirée de celle des silos à grains que détiennent de nombreuses fermes. « Ce projet aura une touche plus féérique », note M. Berger sans en dévoiler davantage.

De nombreux visiteurs

En dépit des difficultés rencontrées, Entre cîmes et racines a vraisemblablement continué à attirer de nombreux visiteurs ces dernières années. Sa clientèle provient en grande partie de la région de Montréal, mais également du reste de la province.

« Montréal n’est pas trop loin et c’est un avantage pour nous. Surtout que le prix de l’essence a commencé à augmenter, ce qui encouragera les gens à demeurer plus près de chez eux lors de leurs périodes de congé. »

François-Xavier Berger rêve de voir le taux d’occupation des gîtes de sa PME franchir le cap des 70 pour cent. « On dit que c’est impossible de dépasser ce chiffre alors j’aimerais qu’on se rende à 71 pour cent », déclare-t-il, démontrant ainsi son incontestable désir de réussir.