Des municipalités du Haut-Saint-François s’unissent afin d’assurer la réfection de la fameuse route 257 dont l’état lamentable a souvent été décrié.
Des municipalités du Haut-Saint-François s’unissent afin d’assurer la réfection de la fameuse route 257 dont l’état lamentable a souvent été décrié.

Entente intermunicipale pour la réfection de la 257

Des municipalités du Haut-Saint-François s’unissent pour de nombreuses années afin d’assurer la réfection de la fameuse route 257 dont l’état a fait beaucoup parler.

Une entente intermunicipale a été conclue, annonce-t-on. Afin de procéder à la réfection et à la mise à niveau de la 257 sur environ 40 kilomètres, les municipalités de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon ont procédé à une entente unique avec la MRC du Haut-Saint-François.

Les signataires parlent d’une «première québécoise» en gestion d’infrastructure routière municipale.

Selon le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, il s’agit d’un «exemple d’implication régionale qui répond aux demandes des municipalités et qui démontre l’appui de la population, des entreprises, des institutions et organismes menant à l’adoption d’un tel regroupement», dit-il.

M. Roy voit même cette entente, d’une durée de 40 ans, devenir «un modèle pour le Québec».

Le comité intermunicipal est dirigé par Johanne Delage, mairesse de La Patrie. Elle n’en dit pas moins que le préfet Roy. Pour elle, le modèle est exportable ailleurs au Québec. Cette dernière porte le dossier de la route 257 depuis son accession à la mairie.

L’entente prévoit une répartition égale des coûts de réfection des 40 kilomètres de route, et ce, indépendamment du kilométrage sur chaque territoire municipal. Une délégation des pouvoirs à la MRC du Haut-Saint-François est prévue pour la réfection et l’entretien de la 257, souligne énergiquement Mme Delage.

«Les municipalités assumeront les mêmes coûts, que la 257 passe sur 6 ou 12 kilomètres sur leur territoire», affirme-t-elle.

«Nous disons que nous sommes prêts à mettre des sous pour la réfection de la route avec le gouvernement, et ensuite pour l’entretien. C’est une entente qui a été conclue il y a quelques semaines, mais à cause de la crise sanitaire, nous ne pouvons pas l’annoncer dans une conférence de presse.»

Le montant attendu des municipalités et du ministère des Transports du Québec n’est pas encore déterminé. On attend l’élaboration d’un programme gouvernemental pour avancer des chiffres.

Ce modèle de gestion d’une route assure une meilleure cohérence dans les interventions et l’union des forces pour un effet levier financier accru et une garantie de pérennisation de l’entretien et des mises à niveau ultérieures. Ainsi, cette entente sera vraisemblablement mise en lumière pour l’obtention de subventions disponibles dans le cadre de la réfection et de la mise à niveau de la route 257 entre La Patrie et Weedon, disent les signataires de l’entente.

Au Québec, de nombreuses petites municipalités rurales sont responsables de plusieurs kilomètres de routes en dehors de leur périmètre urbain et doivent composer avec des conditions diverses qui affectent ces routes. Elles servent au transport local et régional entre les municipalités et les grands centres et s’avèrent des vecteurs importants pour leur population ainsi que l’économie et la vie socioéconomique de la région.

Rappelons que le dossier de la route 257 ne date pas d’hier. Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer un meilleur entretien. Des députés régionaux se sont impliqués pour faire avancer le dossier.

Au printemps 2018, une campagne avait permis d’identifier les routes les plus mal en point au Québec par le CAA-Québec. En Estrie, la route 257 figurait à ce palmarès peu glorieux.

C’est encore difficilement carrossable comme route ce printemps, ajoute Mme Delage.

Il n’a pas été possible d’obtenir les commentaires du MTQ mercredi.