Deux veaux ont été abattus et des restes de carcasses laissés dans un champ de Cookshire-Eaton en janvier 2016. Un homme de Sawyerville a été accusé en lien avec ce vol au palais de justice de Sherbrooke.

Enquête digne de District 31 à Cookshire-Eaton

Une canette de bière laissée dans un champ de Cookshire-Eaton où deux veaux ont été tués et éventrés en janvier 2016 a trahi un homme de 35 ans de Sawyerville.

C’est la comparaison entre l’ADN trouvée sur cette pièce à conviction abandonnée sur les lieux du crime et celui du verre d’eau dans lequel le suspect a bu lors de son interrogatoire par la Sûreté du Québec qui a permis aux policiers de déposer un dossier complet au DPCP, puis au procureur aux poursuites criminelles et pénales de porter des accusations.

Au palais de justice de Sherbrooke, jeudi, David Perron a été accusé de vol de bétail et d’avoir tué un animal.

Une plainte pour deux veaux tués et éventrés dans un champ du chemin High Forest à Cookshire-Eaton en janvier 2016 est à l’origine de cette affaire.

La viande des bêtes, d’une valeur d’environ 1500 $ chacune, a été volée. La tête de l’une des deux bêtes a été laissée dans le champ à environ 300 pieds de l’enclos où elle a été abattue.

Le reste de la carcasse d’animal avait été emportée.

Les entrailles de l’une des deux bêtes avaient été laissées dans la neige au milieu du champ.

Canette de bière

Les policiers ont aussi retrouvé une canette de bière qui a été expertisée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.

Entretemps, l’enquête menée à Cookshire-Eaton a permis de remonter la piste de Perron.

Des amis du suspect ont vu du sang dans la boîte de sa camionnette. Ce même suspect avait été expulsé des terres du plaignant à plusieurs reprises durant les mois précédents le vol.

Des traces dans la neige, de la peau de vache collée dans la boîte de la camionnette de Perron, une chaudière de forme rectangulaire comparée à des traces dans le champ sont d’autres preuves accumulées contre le suspect.

L’individu a été rencontré une première fois par les enquêteurs de la SQ près de huit mois après les événements.

C’est à ce moment que Perron a demandé un verre d’eau tout en niant le vol de bétail. Le verre laissé sur place a permis aux enquêteurs d’obtenir l’ADN de Perron.

Le profil génétique correspondait à celui retrouvé sur la canette de bière laissée sur les lieux du crime.

Un mandat obligeant Perron à fournir son ADN a permis de confirmer la thèse policière et de porter des accusations de vol de bétail et d’avoir tué un animal. 

L’individu de 35 ans n’était pas présent au palais de justice de Sherbrooke pour sa comparution devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec. 

Son avocat Me Jean Leblanc a reporté le dossier en novembre.