Encore quelques semaines d’hiver avant le vrai printemps

Le printemps estrien sera à l’image de l’hiver qui tire à sa fin. On en aura pour tous les goûts! La chaîne spécialisée MétéoMédia a publié lundi matin son «Aperçu du printemps» pour le Québec, dont l’Estrie.

Les prochains mois seront variables, mais de bonnes nouvelles sont attendues. Il faudra attendre encore quelques semaines pour assister à un réel changement, explique le chef météorologue de MétéoMédia, André Monette.

L’Estrie aura droit à une finale hivernale intense avant que le temps doux s’installe à la mi-mars, dit-il.

«La première partie de mars sera sous les normales, dit-il. C’est l’hiver qui continue, avec des fois un coquetel météo.»

«À partir  de la mi-mars, il y aura un changement avec des températures au-dessus des normales. Ça sera plus doux, jusqu’au tiers du mois d’avril.  Ensuite, ça sera en dents de scie.»

Les Estriens pourront donc jouir de températures de loin différentes à celles connues à pareille date l’an dernier. «En 2018, de la mi-mars à la mi-avril, on a connu du temps carrément hivernal», se souvient M. Monette.

«Mais cette année, on peut espérer des températures maximales qui iront de 10 à 15 degrés. Même au début d’avril. Les normales en mars vont de moins 1 au début du mois à 7 degrés à la fin du mois.»

Au chapitre des précipitations, André Monette ne prévoit rien d’extraordinaire. «Il pourrait y avoir quelques gros systèmes qui viendront des États-Unis et qui affecteront l’Estrie, mais dans l’ensemble on sera dans les normales», soutient-il.

«On aura un printemps assez ensoleillé, pas très gris ou pluvieux.»

Équinoxe

Pour le reste du Québec, MétéoMédia prédit une finale hivernale acharnée, qui durera toute la première moitié du mois de mars. L'équinoxe du printemps, à la troisième semaine de mars, devrait toutefois apporter quelques belles journées, selon le service d'information météorologique.

«Au mois de mars, c'est sûr qu'on ne pourrait pas s'attendre nécessairement à des 20 degrés comme on a connus en 2012 lors des grèves étudiantes, où on avait eu du 25 degrés, des températures jamais vues. (Mais) on peut facilement atteindre les 15 degrés à certaines occasions et on pense que ça va continuer au mois d'avril», souligne le chef météorologue de MétéoMédia, André Monette.

La météo printanière d'avril devrait être en montagnes russes, un peu à l'image que ce que nous avons connu cet hiver, avec une alternance entre les journées douces et les journées froides, selon le météorologue.

On ne connaîtra toutefois pas le mois d'avril froid subi l'an dernier, alors qu'une tempête de neige avait sévi dans la deuxième moitié du mois.

«On avait vraiment vu un mois d'avril plutôt hivernal, se rappelle M. Monette. Là, cette année, il risque plus d'être très agréable. (Il sera) peut-être dans les normales, mais les normales au mois d'avril, c'est 12 degrés le jour, 1 degré la nuit.»

Inondations à surveiller

Qui dit printemps dit inondations, et M. Monette prévient que la saison sera à surveiller.

«On a un gros couvert de neige partout en province, sauf l'extrême sud du Québec. Mais ailleurs, les Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, Québec, on a énormément de neige, donc on a les ingrédients pour avoir une saison des inondations très active.»

Il faudra maintenant voir si les précipitations seront abondantes, ce qui, combiné avec la fonte des neiges, peut devenir une recette parfaite pour faire de gros dégâts.

Cela demeure toutefois difficile à prévoir, à ce moment-ci, note le météorologue.

Maritimes et Ontario

Les provinces maritimes devraient connaître un scénario semblable à celui du Québec, c'est-à-dire du temps hivernal jusqu'à l'équinoxe.

«On devrait être dans une zone avec beaucoup de dépressions importantes qui devraient passer sur les Maritimes, donc on est encore bien placé pour avoir de bonnes tempêtes de neige», avance M. Monette.

La bonne nouvelle, c'est que le temps doux devrait arriver à partir de la fin mars. Le nord du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve auront toutefois un peu plus de temps frais.

Du côté de l'Ontario, le météorologue affirme que les deux prochaines semaines seront plutôt froides, mais que la douceur qui viendra du sud des États-Unis devrait arriver assez facilement par la suite.

«On pourrait vraiment avoir des belles journées dès la mi-mars pour l'Ontario.»