Encore des cas de dermatite à Magog

Comme à tous les étés pratiquement, des cas de dermatite du baigneur ont été recensés à Magog depuis l’arrivée de la saison chaude. Près d’une vingtaine de cas ont été rapportés à la Ville de Magog durant les dernières semaines.

«Parmi les cas de dermatite répertoriés cet été, on retrouve principalement des enfants appartenant au camp de jour de la Ville. Il y a aussi des citoyens qui nous ont informés qu’ils l’avaient eue», indique Marilou Gaouette, chef sauveteur pour les plages de la Ville de Magog.

Mme Gaouette assure que la situation n’a rien d’alarmante puisque le nombre de cas ne serait pas particulièrement élevé cette année à Magog. «Disons que c’est semblable aux étés précédents», assure-t-elle.

Chef de la division des loisirs et de la vie communautaire à la Ville, Marie-Michèle Walker indique pour sa part que les animateurs du camp de jour de la Ville ont reçu de l’information concernant la dermatite du baigneur et qu’ils essaient de faire en sorte que le moins de jeunes possible «repartent à la maison» avec cette affection cutanée.

«Aux différentes plages, nos sauveteurs font aussi de la sensibilisation auprès des baigneurs. Et puis on a installé de nouvelles affiches, aux entrées de plages, pour informer les gens par rapport à la dermatite», fait valoir Mme Walker.

ENCORE DE LA BAIGNADE

Selon Marilou Gaouette, les nombreux cas de dermatite, au fil des ans, n’ont pas eu pour effet de dissuader les gens d’aller se baigner aux plages de la Ville en bordure du lac Memphrémagog.

«Je dirais que les gens connaissent mieux le problème et qu’ils font plus attention aujourd’hui. Mais, de façon générale, les baigneurs sont toujours au rendez-vous quand il y a du soleil. C’est plus le soleil qui est le facteur déterminant. Des fois, on rencontre des citoyens plus craintifs, mais ils sont habituellement soulagés une fois qu’on leur a donné plus d’explications», indique Mme Gaouette.

Affection cutanée relativement bénigne, la dermatite est causée par de toutes petites larves, appelées cercaires, qui sont libérées dans l’eau par certains oiseaux. Ces petites larves peuvent piquer les baigneurs.

On recommande aux gens de se frotter tout le corps vigoureusement avec une serviette après une baignade dans des eaux pouvant contenir des cercaires, cela pour éviter l’affection cutanée.

Afin de diminuer le nombre de cas de dermatite sur son territoire, la Ville a recours aux services d’une entreprise qui a pour mission d’éloigner certains types d’oiseaux de ses plages. Elle procède également au ramassage des escargots en bordure de l’eau, car ces petites bêtes contribuent également à la problématique.